En bref
Une fondation sur la santé et le sport à Aix-Marseille 2
Aix-Marseille 2 a lancé, le 22 octobre 2008, sa fondation baptisée Santé, sport et développement durable. Elle se fixe comme objectif de rassembler cinq millions d’euros d’ici trois ans. Une ou deux personnes seront recrutées pour se charger de la levée de fonds.
Six chaires sur la santé et le sport
La fondation soutiendra six chaires sur la santé et le sport, deux domaines d’excellence de l’université. Deux chaires fonctionnent déjà depuis un an et demi : Société, sport et management (IEP d’Aix-en-Provence et Compulease) avec une dotation de 200 000 euros et Ingénierie du sport (Décathlon/Oxylane) avec une dotation de 100 000 euros. Quatre autres seront créées d’ici à six mois : Technologies pour la santé (sur les traitements moins invasifs pour personnes âgées) ; Enfance, nutrition, sport et santé ; Recherche sur les tumeurs cérébrales et Management de la santé.
Soutien à la recherche
Certains partenaires institutionnels sont fortement pressentis pour faire partie des membres fondateurs, comme l’IEP d’Aix et l’AP-HM (assistance publique-hôpitaux de Marseille). La fondation envisage de financer des post-doctorants, des bourses de thèse et d’excellence et de recruter des enseignants-chercheurs de haut niveau. Elle soutiendra aussi la politique de sensibilisation au développement durable de l’université.
Une première fondation
Quid de l’économie-gestion, autre thématique scientifique de l’université ? Elle fera peut-être partie d’une autre fondation dans le cadre du PRES Aix-Marseille Université. « Nous avons voulu créer une fondation sur les domaines de recherche où nous sommes en pointe. Sur l’économie-gestion, d'autres villes comme Toulouse ou Paris et d’autres universités du PRES sont aussi concernées. Cette première fondation est un outil qu’on pourra transmettre comme corbeille au PRES », explique José Saint-Paul, vice-président chargé de la communication à Aix-Marseille 2.
23.10.08
Aller plus loin
Dans les universités, les annonces de création de fondation se multiplient. Nous vous proposons de nous arrêter sur les premières qui se mettent en place dans une série d’éclairages à paraître au cours des semaines à venir. Premier arrêt dans la capitale alsacienne où la future université unique est aussi en train de mettre en place une fondation partenariale. Un premier arrêt dicté par l’actualité : le 22 octobre 2008, les statuts de l’Université de Strasbourg (UdS) étaient discutés lors de la deuxième réunion de son assemblée constitutive. Ils n'ont finalement pas été adoptés faute d'un quorum suffisant.
Après les universités d'Auvergne, de Strasbourg, d'Aix-Marseille 2 notamment, suite de notre série sur les fondations universitaires et partenariales, avec l'université de Technologie de Compiègne (UTC).
Nouvelle étape dans notre série sur les fondations, l'université lyonnaise Claude Bernard. Elle a lancé à la rentrée 2008 la « fondation Lyon 1 », destinée à renforcer le lien avec les entreprises. Son point fort ? Les entreprises peuvent savoir ce que deviennent leurs dons et même les flécher, en amont, sur l'un des 12 projets thématiques définis par l'université.
Quel chemin reste-t-il à parcourir pour aboutir à une université unique en 2009 ? Aix-Marseille 1, 2 et 3 ont encore à balayer devant leur porte. Telles sont, en substance, les conclusions des rapports rendus par l’Agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) ces derniers mois, sur chacun des trois établissements.
L’Association française des fundraisers (AFF) organise, les 11 et 12 février 2009, la IVe Conférence de fundraising pour l’enseignement supérieur et la recherche. À cette occasion, Educpros.fr revient sur la mise en oeuvre opérationnelle du fundraising dans les universités. Après la création des fondations vient l’heure du recrutement des personnels ad hoc, comme l’explique la directrice de l’AFF, Yaële Aferiat.
Le décret sur les fondations universitaires est paru au JO du 8 avril 2008. L'occasion pour Educpros de revenir sur l’expérience de l’IAE de Rennes – qui sans attendre la loi LRU – a créé en mars 2007 sa fondation sous l’égide de la Fondation de France. David Alis, directeur général de l'IAE de Rennes, et Patrick Reffait, délégué général de la fondation, ont pris leur bâton de pèlerin pour convaincre les entrepreneurs bretons de financer leur établissement. Les deux hommes se sont passés des services d’un cabinet-conseil. Ils délivrent quelques conseils sur l’art et la manière de séduire les patrons.













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