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En bref
Evaluation dans l'enseignement supérieur : l’AERES réaffirme sa stratégie
Créée il y a tout juste deux ans, l’Agence nationale d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche (AERES) ne fête pas son anniversaire dans la sérénité. Elle a publié le 10 avril 2009 un communiqué réaffirmant « son indépendance et la transparence de ses travaux ». Une réaction à l’occupation de ses locaux, pour la seconde fois en moins d’un mois par des universitaires et chercheurs remettant en cause des pratiques d’évaluation jugées opaques… Le jour même, l'Agence lançait la campagne d’évaluation des établissements de la vague A, en invitant une centaine de chefs d’établissements à son siège parisien.
Outre ces manifestations en marge de la mobilisation dans les universités, l’Agence – comme par ailleurs sa consoeur de l’ANR (Agence nationale de la recherche) - sont aussi remises en question dans des ouvrages parus récemment, comme la Revue Cités. Deux campagnes de boycott des demandes d'enseignants-chercheurs à ses expertises ont été lancées, l'une par SLR (Sauvons la recherche), l'autre par une instance émanant du CoNRS, le C3N.
L’Agence de son côté défend notamment la transparence de ses rapports d’évaluation, tous rendus publics, comme les procédures d’évaluation. Président de SLU (Sauvons l'université), Jean-Louis Fournel dénonce au contraire le manque de paritarisme de cette « structure très pyramidale et hiérarchisée » et « l’absence de publicité sur la cuisine interne à l’AERES entre ses comités de visite et ses rapports, qui eux sont rendus publics ».
15.04.09
Aller plus loin
« L’idéologie de l’évaluation. La grande imposture ». Sous ce titre provocateur, le prochain numéro de la Revue Cités, à paraître le 11 mars 2009 aux PUF (Presses Universitaires de France), relance la polémique sur les nouvelles modalités d'évaluation dans l'enseignement supérieur et notamment sur le rôle de l'AERES (l'agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur). Educpros vous en propose en avant première les « bonnes feuilles ».
Nouvelles procédures d’évaluation, critères d’attribution des moyens, rapport sur l’Inserm…L’AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) est au cœur de l’actualité des derniers mois. Rencontre avec Jean-François Dhainaut, son président.
Les chercheurs veulent faire entendre leur voix dans la contestation qui agite actuellement le monde universitaire et multiplient les réunions pour le faire savoir. Le 14 mars 2009, 250 directeurs d'unités mixtes de recherches (UMR) se sont réunis à Paris et ont menacé le gouvernement d'une démission collective d'ici à deux mois si leurs revendications n'étaient pas entendues. Au premier rang desquelles figurent la reconnaissance du rôle d'opérateur des organismes de recherche (CNRS en tête) et la mise en chantier d'un plan pluriannuel de l'emploi scientifique. Deux jours plus tôt, à l'appel de l'intersyndicale, plusieurs centaines de délégués de « laboratoires en lutte » se sont rassemblés pour dénoncer « la situation désastreuse actuelle de la recherche publique à l'université et au sein des EPST ». Conviés par Valérie Pécresse le 20 mars 2009 à discuter au ministère, les principaux syndicats de la recherche ont décliné l'invitation et demandé des "négociations sur l’ensemble du contentieux sur la recherche et l’enseignement supérieur". Tour d'horizon des organismes sur les sujets qui fâchent.












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