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En bref
Financement des universités : l’assemblée nationale rend ses critères
Quinze jours après le Sénat, la mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de l’assemblée nationale a rendu son rapport sur l’allocation des moyens des universités. Les rapporteurs Alain Claeys et Laurent Hénart posent comme priorité d’augmenter les dotations par étudiant de tous les établissements sur celle la plus élevée, dès 2009. Les propositions des députés sont, quant aux principes, proches de celles des sénateurs.
Prendre en compte les étudiants inscrits pédagogiquement
Sur la performance, la part prise dans le financement est du même ordre : 10% pour la formation et 25% pour la recherche. Les critères de financement de l’activité retenu sont simplifiés au maximum : le nombre d’étudiants inscrits pédagogiquement pour la formation (avant de pouvoir compter ceux présents aux examens) et le nombre de chercheurs « publiants » pour la recherche. Les sénateurs préconisaient en revanche d’établir leur calcul sur le nombre d’étudiants présents aux examens.
Suivant Pécresse lors de son audition, la MEC distingue deux « coûts » d’étudiants entre ceux de sciences et d’ingénierie et les autres. En revanche, comme elle, la MEC ne fait pas de distinguo entre les étudiants inscrits en licence ou en master. Les indicateurs de performance retenus, à terme, pour mesurer la formation seraient « la réussite aux diplômes, l’insertion professionnelle, la situation sociale des étudiants et les caractéristiques socio-économiques de la région d’implantation de l’établissement ». Pas de critères spécifiques en revanche n’ont été proposés pour la bonne gouvernance des établissements.
AERES, DGES : une redéfinition des rôles
Plus loquace que celui des sénateurs, le rapport de la MEC donne à l’AERES un rôle central dans ce nouveau dispositif d’allocation des moyens. « L’évaluation doit être entièrement confiée à l’AERES, la DGES devant en tirer les conséquences budgétaires, de façon totalement transparente » souligne le rapport. Conséquences… la DGES devrait « abandonner les missions d’évaluation qu’elle réalise encore » et « prendre ses décisions en fonction des évaluations » de l’AERES. Une mise au point qui ouvre pour Valérie Pécresse un nouveau chantier, celui de la réorganisation de son administration centrale…
L’UNEF dénonce à nouveau le financement à la performance
Le financement des universités à la performance « conduirait à accentuer les inégalités entre les universités » dénonce l'UNEF. L'organisation étudiante rejette également le critère de l’insertion professionnelle. « Mesurer la performance des universités sur la base de l’insertion professionnelle sous-entend qu’elles seraient responsables du chômage », indique son communiqué.
26.06.08
Aller plus loin
Auditionnée par la mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de l’Assemblée nationale sur l’allocation des moyens aux universités Valérie Pécresse a révélé certains des critères qu’elle compte appliquer. Les propositions de la MEC seront présentées le 25 juin 2008. Elles s’ajouteront à celles rendues par les sénateurs. La ministre de l’enseignement supérieur aura alors toutes les cartes en main pour créer les nouveaux modes d’attribution des financements aux universités. Restera à redéfinir les rôles respectifs de la DGES et de l'AERES.
Le groupe de travail du Sénat, missionné par Valérie Pécresse, a rendu le 11 juin 2008 – en un temps record - ses propositions de critères pour l’allocation des moyens aux universités. Le système, qui reste à inventer, sera la clé de voûte de l’autonomie des universités.
Dans une interview exclusive à Educpros, Jean-François Dhainaut, le patron de l'AERES (agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) répond aux récentes attaques d'universitaires contre le travail de l'agence. Il dresse également de nouvelles perspectives pour l'AERES: créer un tableau de bord pour les établissements et travailler à un classement des 10 ou 15 plus grandes universités françaises.
Un an après son installation, l’AERES (agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) vient de dresser son premier bilan. Les résultats de l’évaluation de 30 universités et 72 écoles doctorales de la vague B ont été rendus publics. Ceux des 670 unités de recherche de la vague C et des 500 licences et masters de la vague B seront en ligne en juillet. Au-delà des évaluations « intégrées » des formations, de la recherche et de la gouvernance des établissements, l’AERES travaille sur de nouveaux outils de pilotage et entend rénover les procédures d’évaluation.










