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Un ranking révolutionne le classement des universités espagnoles
Un institut de l’université de la Complutense de Madrid a publié en mai 2009 un classement multi-critères des universités espagnoles, intitulé « La calidad de las universidades en España ». L’université de Navarre, propriété de l’Opus Dei, y arrive en tête en obtenant la note maximale en enseignement comme en recherche.
« La grande taille ou la présence d’une équipe de chercheurs brillants faussent notre jugement sur les universités. C’est pourquoi nous avons voulu être novateurs en faisant, pour la première fois à ma connaissance, un ranking basé sur la méthode d’analyse factorielle », explique Mikel Buesa, professeur d’économie appliquée à la Complutense de Madrid.
Ranking et méthode d’analyse factorielle
Le classement de son institut, l’IAIF (Instituto de Analisis Industrial y Financiero) inclut 32 variables contre 9 pour le ranking le plus sophistiqué à ce jour. Conformément à la méthode d’analyse factorielle utilisée au sein de l’OCDE par exemple, les variables sont regroupées en facteurs, 10 en l’occurrence, 5 pour l’enseignement et 5 pour la recherche : ressources humaines, moyens informatiques, thèses, brevets, etc.
Un classement qui fait du buzz en Espagne
Spécialisé dans l’économie de l’innovation, l’IAIF a puisé ses données dans le rapport 2006-2007 de la CRUE, la Conferencia de Rectores de las Universidades Españolas, mais aussi auprès de l’Institut National de Statistiques et du Ministère de l’Education. « Ce classement connaît un grand retentissement, car il offre enfin une vision objective et équilibrée de la situation », assure un des ses auteurs, Mikel Buesa. Son université, la Complutense n’arrive que 26 ème sur les 69 universités publiques ou privées concernées. Le chercheur ne peut donc être suspecté de favoritisme...
Les dix meilleures universités pour l'enseignement
Universidad de Navarra (privée) 100
Universidad de Salamanca 78,82
Universidad de Granada 64,40
Universidad de Cordoba 60,90
Universiad de Valladolid 60,78
Universidad Publica de Navarra 60,40
Universidad de Zaragosa 59,94
Universidad Pontificia de Comillas-Madrid (privée) 59,28
Universidad de Santiago de Compostela 58,34
Universidad Autonoma de Barcelona 57,76
Les dix meilleures universités pour la recherche
Universidad de Navarra (privée) 100
Universidad Rovira I Virgili-Tarragona 70,66
Universidad de Oviedo 66,36
Universidad Santiago de Compostela 64,75
Universidad Autonoma de Madrid 64,37
Universiad de Cordoba 63,96
Universidad Pompeu Fabra-Barcelona 62,71
Universidad de Valencia (Estudi General) 62,55
Universidad Pablo de Olavide-Sevilla 62,53
Universidad Politecnica de Valencia 62,38
Source : Insituto de Analisis Industrial y Financiero (IAIF) de l’Universidad Complutense de Madrid (UCM)
17.06.09
Aller plus loin
A l’issue d’un appel d’offre lancé en novembre 2008 par la commission européenne, un consortium de sept entités européennes s’est vu confier le 2 juin 2009, la mise au point et l'essai de la faisabilité d'un classement multidimensionnel des universités à l'échelle mondiale.
Valérie Pécresse a annoncé lors de la présidence française de l’Union que naîtrait un palmarès européen des universités mondiales d’ici 2010. Sur des critères qui lui seraient plus favorables ? L'appel d'offres de la Commission européenne a été lancé mi-décembre 2008 et le met en tous cas sur les rails. Une étude réalisée par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) analyse les principaux classements existants. Une mise en perspective intéressante à l’heure de l’omniprésence des palmarès.
Classement du Times Higher Education Supplement sur les universités après celui du Financial Times sur les masters en management qu'a précédé la 6ème édition du classement de Shanghai parue cet été. Les classements se suivent, mais se ressemblent-ils dans la définition de leurs critères et quel sont leurs effets sur l'enseignement supérieur ? Ellen Hazelkorn, experte à l’OCDE, a étudié l’impact des rankings. Directrice du pôle recherche et entreprise au Dublin Institute of technology, elle a aussi mené des voyages d’études en Allemagne, en Australie et au Japon depuis 2006, pour le programme de l’OCDE sur la gestion institutionnelle de l’enseignement supérieur (IMHE).
C’est la saison des classements dans l’enseignement supérieur. Juste avant la publication du classement de Shanghai 2009, le CHE (Centrum für Hochschulentwicklung) allemand a rendu public le 29 octobre les résultats de son cru 2009. Avec de bonnes nouvelles pour les universités françaises.









