En bref
L’ONU lance l’University of the People
Une « université » entièrement en ligne et quasiment gratuite a été ouverte en mai 2009, ses cours commenceront en septembre prochain. Son nom ? University of the People (l’université du peuple). Lancée depuis le siège de l’ONU à New York, elle s’adresse principalement aux étudiants des pays en voie de développement, mais pas seulement. Deux cursus de quatre ans de cours à temps plein en anglais sont proposés en administration des entreprise et commerce et en technologies de l’information.
Frais réduits
Les pré-requis demandés pour s’inscrire sont d’avoir un diplôme de 12 ans d’études primaires et secondaire, un accès à un ordinateur et un niveau de maîtrise de l’anglais suffisant. Selon les pays, les frais d’inscription varient entre 15 et 50 dollars et les frais de d’examen entre 50 et 100 dollars.
Les cours sont ceux disponibles sur Internet comme ceux du MIT. Le principe d’enseignement est celui du « pair to pair », en s’appuyant sur des communautés d’étudiants suivant le même cours et qui peuvent répondre aux questions des autres élèves.
Internet pour combler le fossé numérique
L’initiative de ce projet revient à Shai Reshef, de l’Alliance mondiale pour les technologies de l’information et des communications au service du développement, organe des Nations unies. Cette université vise selon son promoteur à « combler le fossé qui existe entre, d’un côté, un accès sans précédent à Internet, la baisse des coûts des technologies, et de l’autre, la hausse des frais de scolarité dans le monde entier ».
Cette université à distance n’a pas encore reçue les accréditations nécessaires pour délivrer de diplôme. Des examens seront néanmoins passés pour accéder aux cours de niveau plus élevé. L’université compte accueillir quelque 10000 étudiants dans les cinq prochaines années.
10.06.09
Aller plus loin
Comment les services et ressources numériques des universités sont-ils réellement utilisés par leurs usagers à travers leurs UNR (université numériques en région) ? Les acteurs de terrain dans les universités sont de plus en plus soumis à cette exigence de la qualité du service offert. La SDTICE (sous-direction des TICE du ministère) en a fait un cheval de bataille en s’appuyant sur les recommandations du SDET*. Une démarche nécessaire pour financer les ressources les plus pertinentes et améliorer celles peu consultées ou peu accessibles.
100 % de documents numérisés pour 100 % des étudiants. Dominique Hasboun n’a pas attendu le slogan de Valérie Pécresse pour promouvoir l’usage des TICE à l’UPMC : tous les étudiants de deuxième et de troisième année de médecine peuvent revoir les cours suivis en présentiel sur l’ENT de l’établissement. Il y a cinq ans, ce neurologue, fan de richmedia, a inventé et mis au point - avec un développeur informatique de cette université (François Boudin) - Distens, un logiciel d’enregistrement et de mise en ligne des cours. Le déclic : la fusion entre les facultés liées aux hôpitaux de Saint-Antoine et de la Pitié-Salpétrière avec des effectifs de 2400 étudiants désormais à gérer dès la première année. Rencontre avec un des pères de Distens, également directeur adjoint pour la faculté de médecine de sa cellule TICE, Ticemed, composée de 7 personnes.









