En bref
Les futurs diplômés des grandes écoles recherchent un équilibre entre vie personnelle et professionnelle
Un emploi rémunérateur qui permet de concilier carrière et épanouissement personnel : voilà ce que recherchent les étudiants des très grandes écoles d’ingénieurs et de commerce, d’après une enquête réalisée par le cabinet de conseil Gallileo.
Le baromètre Gallileo des grandes écoles porte sur 6 écoles d’ingénieurs (Polytechnique, l’école des Mines de Paris, Centrale Paris, les Ponts et Chaussées, Telecom ParisTech et Supelec) et 9 écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP Europe, EM Lyon, Edhec, Reims Management School, Audencia, Grenoble EM et Rouen Business School) auxquelles s’ajoute l’université Paris Dauphine. Au total, 1 600 élèves en fin de cursus ont répondu à l’enquête et fait part des attentes qu’ils nourrissent autour de leur projet professionnel.
Des prétentions salariales élevées…
40 700 € : c’est le salaire annuel que souhaitent percevoir les élèves interrogés, en hausse de 2,5 % par rapport à 2011 et ce, malgré la crise. Les étudiantes, cependant, se montrent moins exigeantes de 4 500 € que les étudiants, comme si elles anticipaient les écarts de salaires hommes/femmes qui traversent les entreprises.
… mais pas au détriment de l’épanouissement personnel
De telles exigences en termes de salaire ne conduisent cependant pas les étudiants à tout miser sur la carrière : 56 % des étudiants déclarent vouloir rechercher un équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle.
En outre, la passion pour le métier et l’ambiance de travail apparaissent comme des éléments déterminants dans le choix du premier emploi, devant les perspectives d’évolution de carrière.
La tentation de l’international, du conseil et du secteur bancaire
« Travailler à l’étranger est une priorité pour 23 % des étudiants interrogés »
Travailler à l’étranger apparaît aujourd’hui comme une possibilité parmi d’autres. Pour 23% des étudiants, c’est même une priorité, tandis que 63% d’entre eux disent que l’international peut constituer un élément d’arbitrage entre deux offres d’emploi équivalentes.
Côté secteur d’activité, le conseil en stratégie arrive en tête, convoité par 30 % des futurs diplômés, juste devant les banques d’affaires et d’investissement (27 %) ; les banques privées, elles, reçoivent les faveurs de près de 13 % des étudiants.
Conséquence de cette attractivité de ces deux secteurs, The Boston Consulting Group et McKinsey apparaissent comme les deux entreprises préférées des étudiants, tandis que 6 banques (BNP Paribas, Société Générale, Goldman Sachs, HSBC, JP Morgan et Morgan Stanley) se font une place dans le top 20. Cependant, si l’on considère spécifiquement les étudiants ingénieurs, c’est l’industrie qui continue de les séduire : Areva en tête, suivie d’EDF, EADS, Total et Bouygues construction.
15.02.12
Aller plus loin
740.000 jeunes, diplômés ou non, sont sortis du système scolaire en 2007. Trois ans après, le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) a interrogé 25.000 d'entre eux sur leurs premiers pas dans la vie active. Les résultats de l'enquête « Génération 2007 », présentés à la presse le 7 avril 2011, confirment que le diplôme est la meilleure parade contre le chômage.
Les jeunes diplômés 2009 des grandes écoles ont été confrontés à un marché du travail particulièrement difficile. Pour la première fois depuis longtemps, leurs salaires sont en baisse par rapport à leurs camarades diplômés en 2008 ! C’est ce que révèle la dernière enquête d’insertion de la CGE (Conférence des grandes écoles), dévoilée le 8 octobre 2010.













