En bref
Jeunes diplômés dans l’entreprise : une grande majorité se dit épanouie
Les résultats du 1er baromètre Deloitte/IFOP sur l’« Humeur des jeunes diplômés » ont été publiés le 2 février 2012. Gare aux préjugés : les jeunes ont confiance en leur avenir.
Le cabinet Deloitte, avec l'IFOP, a interrogé 1001 jeunes de bac à bac+5, en poste depuis moins de 3 ans ou à la recherche d’un emploi, sur leur humeur vis-à-vis des entreprises. Résultat : 84% de ces jeunes diplômés considèrent l’entreprise comme un lieu d’épanouissement personnel et 72 % considèrent que les patrons apportent une dynamique utile à l’entreprise.
Plutôt à l’aise une fois installés sur leur lieu de travail, les jeunes apportent des réponses moins optimistes quand ils sont à la recherche d’un emploi. En effet, la moitié ne pensent pas signer un contrat de travail dans les 6 prochains mois et 73% n’espèrent pas d’amélioration de leur situation à l’issue de l’élection présidentielle de 2012. Comment expliquer cela ? D’abord parce que les jeunes considèrent à hauteur de 76 % que les processus de recrutement actuels sont déstabilisants. Ensuite parce que seuls 38% d’entres eux jugent efficace l’action des organismes publics d’aide d’accès à l’emploi.
Les jeunes sont aujourd’hui 79% à considérer qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour trouver un travail. Une tendance confirmée par Jean-Marc Mickeler, responsable de la marque employeur chez Deloitte : « Malgré la crise, les jeunes diplômés affichent motivation et optimisme. Cette humeur positive révèle leur adhésion aux projets du monde de l’entreprise et démontre leur espoir d’épanouissement. ».
06.02.12
Aller plus loin
L'Institut Montaigne publiait il y a un an son rapport « 15 propositions pour l'emploi des jeunes et des seniors » (septembre 2010). Dans la continuité de ce rapport, le laboratoire d'idées créé en 2000 par Claude Bébéar publie l'étude "Un CDI pour tous". Il apporte des précisions sur sa proposition phare : un contrat de travail unique. Un moyen selon l’Institut de contrer le sous-emploi des jeunes et le recours systématique aux contrats précaires pour cette catégorie de population.
Retrouvez, en avant-première sur EducPros, le deuxième mardi de chaque mois, une tribune de l’Institut Montaigne sur des problématiques liées à la jeunesse, à l’emploi et/ou à l’éducation.
Quelles sont les régions les plus attractives pour les jeunes cadres, à la fois sur le plan de la qualité de vie et du dynamisme économique ? Pour le savoir, l’APEC a mené l'enquête auprès de 750 jeunes cadres (de 1 à 5 ans d’expérience) et 500 jeunes diplômés (bac + 4 et 5 avec moins d’un an d’expérience). Résultat ? Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Aquitaine forment le trio de tête.
Individualistes, insolents, instables au travail, ne croyant plus en rien… Voilà autant de clichés rebattus sur la fameuse « génération Y » auxquels deux jeunes journalistes, Myriam Levain, 29 ans, et Julia Tissier, 27 ans, règlent leur compte dans un livre intitulé La Génération Y par elle-même (1). Leur enquête, en mode léger et finement menée, déconstruit quelques idées reçues et dresse le portrait d’une jeunesse aux ressources multiples. Rencontre avec ces auteurs moins que trentenaires et devenues porte-parole de leur génération. Malgré elles ? Pas tant que ça…













