En bref
Eric Besson, ministre de l'industrie (au centre)
Éric Besson veut renforcer la visibilité des écoles de mode
Le ministre de l’Industrie souhaite inscrire les formations des écoles de mode dans le cursus LMD afin d’améliorer leur visibilité à l’international.
À l’inauguration des nouveaux locaux de l’école de la Chambre syndicale de la couture parisienne fin mars 2011, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a déploré le manque de visibilité des écoles de mode sur la scène internationale. Même s’il a relevé favorablement « la présence de nombreux élèves asiatiques dans l’établissement », Éric Besson a regretté que les écoles de mode françaises ne bénéficient pas de la même notoriété et de la même attractivité que les écoles étrangères.
Il a également rappelé qu’un groupe de travail réunissant les directeurs d’écoles de mode avait œuvré au ministère afin de mettre en valeur les diplômes de ces établissements. « Mon ministère est en contact avec Valérie Pécresse afin que ces diplômes puissent obtenir une équivalence avec la licence et le master », a-t-il dit. Et d’ajouter aussitôt « que bien sûr seules les meilleures écoles pourront en bénéficier ». Éric Besson a aussi réaffirmé sa volonté d’aider financièrement les jeunes créateurs de mode grâce à diverses mesures, en particulier des prêts de banques et de la Caisse des dépôts et consignations.
Un partenariat pédagogique avec l’IFM et les Arts-Déco
De son côté, Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture, a rappelé au parterre de professionnels présents les relations étroites entretenues par l’école avec les grandes maisons de couture françaises. Pour coller au mieux aux besoins de la profession, les présidents et directeurs des ressources humaines des maisons de haute couture rassemblés dans le Cercle Saint-Roch sous la présidence de Sidney Toledano, président de Christian Dior couture, ont largement participé aux nouvelles orientations de l’école.
« Même les plus grands créateurs, les plus grands génies doivent s’appuyer sur le travail des modélistes », a soutenu Sidney Toledano. Aujourd’hui, l’école de la Chambre syndicale de la couture parisienne, dirigée par François Broca, a en effet la particularité de proposer des formations certifiées de niveau CAP à bac+4. Elle propose des formations en alternance (4 CAP, une mention complémentaire, 3 brevets professionnels, une formation bac+2 en modélisme, une formation en retouche avec Chanel), de la formation continue, ainsi qu’une formation en stylisme-modélisme en quatre ans, certifiée niveau II. Enfin, un partenariat pédagogique a été lancé avec l’IFM (Institut français de la mode) et l’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) pour une mise en commun de leurs points forts respectifs.
Légende photo : Didier Grumbach, président de la Fédération française
de la couture, Eric Besson, ministre de l'industrie, et Sidney Toledano,
Pdg de Christian Dior couture.
Crédit : Sophie de Tarlé.
05.04.11
Aller plus loin
Depuis le 16 février 2011, le grade de master est conféré de plein droit, pour les sessions 2012 à 2015, aux titulaires du DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique), délivré par 14 écoles supérieures publiques (1), regroupées par pôle géographique. Un défi majeur pour ces écoles d’art sous tutelle du ministère de la Culture, mais au financement local. Le point avec David Cascaro, vice-président de l’Andéa (Association nationale des directeurs d’école d’art) et directeur de l’ESA (École supérieure d'art) Mulhouse.
L’ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) peut, depuis la rentrée 2011, délivrer un diplôme qui confère le grade de master. Geneviève Gallot, directrice depuis deux ans de cet établissement public très sélectif sous tutelle du ministère de la Culture, a élaboré des synergies avec d’autres établissements d’enseignement supérieur prestigieux pour développer la recherche. Elle revient pour EducPros sur sa stratégie.














