En bref
Cinq nouveaux projets de développement de l'alternance sélectionnés par les Investissements d'avenir
Cinq nouveaux projets contribuant au développement de l’alternance viennent d’être sélectionnés par le gouvernement dans le cadre des Investissements d’avenir.
Le projet de la fondation des apprentis d’Auteuil comprend ainsi la création d’un nouveau centre de formation à Loos en Gohelle (Pas-de-Calais), spécialisé dans les métiers liés à « l’enveloppe du bâtiment » comprenant une offre d’hébergement de 108 places ;
L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) va développer un dispositif de formation mobile aux métiers des travaux publics, afin de former au plus près des bassins d’emploi, les besoins de qualification en alternance des entreprises engagées dans de grands projets, type lignes à grande vitesse (LGV), canal Seine-Nord, Grand Paris …
L’Institut supérieur international du parfum, de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire (ISIPCA) qui propose des formations en alternance prévoit la création de laboratoires à la pointe de la technologie, accessibles aux très petites entreprises et aux PME, tout en optimisant sa surface disponible pour augmenter sa capacité d’accueil.
L’Institut des ressources industrielles à Lyon souhaite créer un pôle des métiers et des technologies de l’industrie, incluant la construction d’un nouveau bâtiment et le développement de nouvelles formations (techniciens supérieurs en conception et dimensionnement pour les nouvelles énergies, ingénieurs en conception innovation…). Ce projet s’accompagne, comme tous les projets retenus par le Grand emprunt, d’un volet hébergement : en l’occurence la construction d’une résidence de 200 logements pour les étudiants et les alternants, en partenariat avec le CROUS.
Enfin la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat (CRMA) de Languedoc-Roussillon prévoit la mise en place d’une université régionale des métiers et de l’artisanat, organisée en cinq pôles d’excellence (automobile, soins et services à la personne, bâtiment, alimentation et gastronomie). Parallèlement, la reconfiguration des internats permettra d’offrir 350 places supplémentaires aux nouveaux apprentis.
Consulter le communiqué des ministères.
02.02.12
Aller plus loin
Entre 1996 et 2011, le taux d’apprentis diplômés du supérieur est passé de 6% en 1994 à 17% en 2005, et à près de 25% en 2011. Mais si la motivation de plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur à ouvrir ou développer une filière en apprentissage n’est plus à démontrer, l’investissement des régions reste variable selon les territoires. Qu’est-ce qui motive une région à investir dans le développement de l’apprentissage dans le supérieur ? Quelles sont les régions qui consacrent les plus gros budgets à l’apprentissage ? C’est ce que EducPros a voulu savoir en interrogeant des responsables de l’apprentissage au sein des états-majors régionaux, mais aussi des directeurs d’écoles ou d’universités qui ont développé l’apprentissage pour qu’ils partagent leurs «bonnes pratiques». Enquête.
Comment juger de l’investissement des régions dans l’apprentissage ? Un exercice difficile tant les paramètres à prendre en compte sont nombreux. Pour cette première incursion dans le monde complexe du financement de l’apprentissage dans les régions, EducPros a retenu trois critères : les budgets globaux des régions, leurs budgets alloués à l’apprentissage et la part de ces budgets dédiés à l’apprentissage dans l’enseignement supérieur. Bilan.













