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En bref
Diplômés d’IUT : la poursuite en licence professionnelle a triplé depuis 2001
Une fois leur diplôme universitaire technologique (DUT) obtenu, près de 8 étudiants sur 10 décident de poursuivre leurs études. Si cette proportion n’a cessé de croître depuis 2001, où « seulement » 65% des diplômés de DUT optaient pour la poursuite d’études, elle s’est stabilisée à 78% en 2005 et 2006. C’est l’un des enseignements de l’enquête nationale sur « le devenir des diplômés de DUT », présentée le 13 mai 2009 à Lorient (Morbihan), lors de l’assemblée générale de l’ADIUT (association des directeurs d’IUT).
Pilotée conjointement par l’ADIUT et le ministère de l’Enseignement supérieur, elle a été réalisée pour la sixième année consécutive auprès des 116 IUT de France, qui diplôment chaque année plus de 46 000 étudiants. Cette étude statistique s’intéresse à la situation au 1er novembre 2008 des diplômés d’un DUT en 2006. Plus de 2 ans après l’obtention de leur sésame, 48% poursuivent leurs études, 43% ont un emploi, 6% sont en recherche d’emploi et 2% ont choisi de reprendre leurs études.
L’essor des licences professionnelles est particulièrement net. Si ce cursus attirait un peu plus de 10% des diplômés de DUT en 2001, ils étaient 32% à l’avoir choisi en 2006. En revanche, les poursuites en école d’ingénieurs sont stables (15% de l’ensemble des diplômés et près de 30% des titulaires de DUT secondaires), tout comme celles en licence universitaire générale (entre 10 et 15%) ou en école de commerce (un peu plus de 5%). La poursuite d’études à l’étranger tend par ailleurs à augmenter (7% des diplômés).
Le succès des licences pro ne semble pas remettre en cause la bonne insertion professionnelle des titulaires du seul DUT. Au moment de l’enquête, 90% d’entre eux étaient en emploi, 8% en recherche d’emploi et 2% sans activité. Des chiffres similaires aux années précédentes. La durée de recherche du premier emploi – 3 à 4 mois - est également demeurée stable. Le salaire net médian s’établit pour sa part à 1350 euros par mois et 81% des diplômés possèdent un CDI (contrat à durée indéterminée). « Cette enquête prouve que les IUT sont les parcours de tous les possibles », résume son co-auteur Michel Le Nir, directeur de l’IUT Lumière à l’université Lyon 2 (1).
(1) Etude réalisée par Michel Le Nir, de l’ADIUT, et Audrey Coquard, de la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP).
19.05.09
Aller plus loin
Quelle place pour les instituts universitaires de technologie dans la nouvelle donne universitaire ? Après des mois de bras de fer avec le ministère sur la question des moyens, les directeurs d’IUT, réunis en assemblée générale à Lorient du 13 au 15 mai 2009, se sont donnés un an pour définir un nouveau projet. Certains plaident pour la création d’universités technologiques, séparées des universités classiques, comme il en existe dans d’autres pays européens. L’ADIUT (association des directeurs d’IUT) milite pour des IUT autonomes au sein des universités.
Et si, un an après, la fronde des IUT reprenait de plus belle ? L’assemblée générale des directeurs d’IUT (Instituts universitaires de technologie) devrait fournir le 21 octobre un état des lieux. A Toulouse, la situation est tendue entre l’université Paul Sabatier (UPS) et ses deux IUT. Ces derniers dénoncent une perte de leurs prérogatives budgétaires liée au passage de l’université à l’autonomie en janvier 2010. Le président de l’UPS parle «d’incompréhensions» et de «désinformation».
La tension monte dans les IUT. Une nouvelle journée de mobilisation générale est prévue ce jeudi 11 décembre 2008. Outre des manifestations, une assemblée générale extraordinaire des directeurs d'IUT est prévue.








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