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En bref
Enquête AFIJ : 62 % de ses inscrits diplômés en 2008 sans emploi
Un premier emploi en inadéquation avec leur projet professionnel pour les uns, une longue période de chômage pour les autres… : la dernière enquête (*) de l’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés) confirme que les jeunes diplômés sont touchés de plein fouet par la crise.
Ainsi, 62 % des jeunes interrogés par l’association n’occupent aucun emploi en avril 2009. Sur les 38 % qui sont en poste, 50% ont un emploi en inadéquation avec leur projet professionnel, qu’ils considèrent donc comme un emploi d’attente. Et même un tiers d'entre eux considère que ce poste ne promet aucune perspective d’évolution.
Moins de 70% d'offres d'emploi à l'AFIJ
Sans être exhaustive, cette enquête reflète une forte tendance générale : face à la crise, les aspirations des jeunes diplômés sont ainsi de plus en plus en décalage par rapport au marché du travail.
Pour Christian Darantière, directeur délégué de l’AFIJ, « cette situation préoccupante peut malheureusement s’amplifier face à cette inconnue qu’est la durée de la crise. Aujourd’hui, les entreprises ne publient plus d’offres d’emploi, elles utilisent d’autres canaux et notamment le réseau. Sur notre site, nous avons ainsi vu chuter les offres d’emploi de 70 %. »
(*) Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 241 inscrits à l’AFIJ diplômés en 2008 entre le jeudi 16 avril 2009 et le lundi 20 avril 2009. La répartition des jeunes par niveau de diplômes est de 21% de BTS/DUT, 16% de licence, 6% de Master 1, 56% de master 2 et 1% de docteurs.
07.05.09
Aller plus loin
A l’heure où les universités renforcent leur mission d’insertion professionnelle avec la généralisation de leur BAIP (Bureau d’aide à l’insertion professionnelle), Christian Darantière, directeur délégué de l’AFIJ * fait le point sur l’emploi des jeunes diplômés face à la crise et sur les mentalités qui évoluent parfois lentement dans le monde universitaire.
L'insertion professionnelle figure, avec l'orientation, comme une des priorités de l'action de Valérie Pécresse pour l'année universitaire. À la rentrée 2009, toutes les universités ont mis en place leur BAIP (bureau d'aide à l'insertion professionnelle). Loi LRU oblige. Une simple formalité pour celles qui proposaient déjà de véritables structures dédiées à l'emploi, à l'image de Limoges, Aix-Marseille 3, La Rochelle ou encore Lille 2.










Commentaires
Michel - 12-05-09 07:36
Je suis totalement en accord avec la réflexion de Toto, d\'autant plus que la répartition qui est indiquée de l\'échantillon ne fait que 46% !!! Qui sont ces autres diplômés ?
Toto - 08-05-09 22:08
Une moyenne n\'a jamais révélé une dispersion. L\'hétérogénéité des niveaux et des spécialités est a mettre en relation avec un marché du travail très segmenté. En clair on compare des choux avec de carottes et on conclut que les patates ne sont pas assez cuites !! :-)
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Toto le héros
PS : le journalisme c\'est bien entendu présenter des faits mais c\'est surtout les mettre en perspective!
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