Accueil > Dossiers > Universités : L’essentiel de la loi
Dossier Universités : L’essentiel de la loi
- Introduction
- Le président, un « manager » à la tête de l’université
- Des conseils qui épaulent la stratégie de l’établissement
- Gestion : Budget global, création de fondations
- Une nouvelle gestion des ressources humaines
- Enseignants-Chercheurs : Un recrutement plus rapide
- Vers une modulation de service des enseignants-chercheurs ?
- Le rôle des étudiants repensé
- Des compétences nouvelles
Le président, un « manager » à la tête de l’université
Ce qui change : le président d’université n’a plus l’obligation d’être un enseignant-chercheur de nationalité française. Le chapitre II de la loi est explicite à ce sujet : « Le président est élu à la majorité absolue des mem bres élus du conseil d’administration (CA) parmi les enseignants-chercheurs, chercheurs, professeurs ou maîtres de conférences, associés ou invités, ou tous autres personnels assimilés, sans condition de nationalité » (article 6, a.1). Il peut venir d’un autre établissement.
Son mandat est désormais de quatre ans, contre cinq auparavant, ce qui le met en phase avec ceux des représentants du CA. Son action peut s’inscrire dans la durée puisque le président peut se représenter une fois. Il sera ainsi jugé sur ses résultats. Un nouveau pouvoir lui est conféré – latitude dont bénéficie déjà un directeur d’IUT : celui de refuser une affec tation de tout membre du personnel hors concours national d’agrégation (article 6, a.2).
Décryptage : un chercheur d’Harvard invité à la Sorbonne est désormais en mesure d’assurer la direction de cette université. Un gage d’ouverture d’esprit. Le mode d’élection évitera par ailleurs de réunir jusqu’à 140 personnes et de recourir parfois à vingt-trois tours de scrutin !
La contrepartie : selon le Snesup, le président n’aura pas toujours le soutien de l’ensemble des conseils, et s’il n’est pas enseignant-chercheur, sa légitimité risque de se trouver contestée, notamment dans la constitution des comités de sélection. Les personnels et les enseignants-chercheurs continuent de critiquer la concentration des pouvoirs dans les mains des présidents, évoquant un risque de clientélisme.





