Accueil > Dossiers > Manuels scolaires: pourquoi tant de haine?
Dossier Manuels scolaires: pourquoi tant de haine?
- Introduction
- Qui sont les éditeurs scolaires ?
- Qui finance l’achat de manuels ?
- Les élèves sont-ils bien équipés ?
- Les manuels scolaires sont-ils utiles ?
- Pourquoi une telle défiance envers le manuel ?
- Comment bien choisir son manuel scolaire ?
- Les manuels sont-ils contrôlés par le ministère ?
- Quel est l’avenir du manuel scolaire ?
Qui finance l’achat de manuels ?
À l’école primaire, ce sont les communes qui achètent les manuels scolaires, mais elles n’ont pas l’obligation de le faire.
Au collège, c’est l’État qui finance les manuels. Comme l’explique Michel Richard, secrétaire national du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale, http://www.snpden.net/) et principal du collège Jean-Philippe-Rameau à Versailles (Yvelines), le ministère de l’Éducation nationale délègue des crédits au rectorat, à l’inspection académique puis à chaque collège pour payer les ouvrages. « On reçoit cette subvention en juin et elle est calculée en fonction du nombre d’élèves », précise le chef d’établissement.
Au lycée, ce sont normalement les familles qui financent l’achat des livres. Mais, depuis 2004, les régions ont pris le relais. Chaque collectivité a sa méthode : dotation directement versée au lycée ou chèques-livres et cartes à puce permettant aux parents d’acheter les ouvrages. Par exemple, le conseil régional de Bretagne remet chaque année à 120 000 lycéens un chéquier de 60 euros permettant d’acquérir ou de louer des manuels auprès d’un réseau de partenaires (libraires, associations, etc.).
Ce dispositif est censé assurer la gratuité totale des livres de la seconde à la terminale, dans la mesure où une famille débourse environ 180 euros sur trois ans, selon la région, pour se les procurer. Coût de l’opération : 7,2 millions d’euros en 2007.





