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Dossier Les universités se mettent à la gestion des ressources humaines

Gérer la masse salariale

« Si l’on ne peut pas gérer la masse salariale, on ne peut pas piloter la transformation. » Pour François Paquis, secrétaire général de Paris 5, avoir la maîtrise de la masse salariale de son établissement est un facteur clé d’optimisation des ressources humaines. Ce qui n’est, à l’évidence, pas possible aujourd’hui : « Nous ne maîtrisons que la part de la masse salariale correspondant aux personnels non titulaires rémunérés sur budget propre, explique Farid Ouabdess lam, président de l’université Joseph-Fourier-Grenoble 1. Mais nous n’avons aucune prise sur la masse salariale correspondant à la dotation de l’État. »

De ce point de vue, l’économie de pénurie dans laquelle les universités ont appris à vivre représente finalement une chance : la part des salaires financés sur leur budget propre est de plus en plus importante. Elle représente près de 10 % des 116 millions d’euros de masse salariale de Lille 1. « Trouver ses ressources propres est un véritable casse-tête. Le bon côté des choses, c’est que nous pouvons gérer ce budget en toute liberté », sourit Jean-Philippe Cassar.

La loi du 10 août 2007 prévoit que les universités faisant le choix de l’autonomie renforcée auront une vision globale et davantage de prérogatives dans la gestion de leur masse salariale. Ce processus s’inscrit dans l’instauration d’un contrôle de gestion plus poussé. Celle de Savoie a pris les devants : « Dès la fin de cette année, nous devrions avoir une vision assez fine de notre budget en général et de notre masse salariale en particulier, prévoit François Palumbo, vice-président en charge des ressources humaines. À l’heure actuelle, les seuls éléments que nous maîtrisons sont les primes des personnels administratifs et des chercheurs. »