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Dossier Les recruteurs à la page du web 2.0

Qui est concerné?

À l’image de la nouvelle génération qu’elles cherchent à séduire, les entreprises usent (et abusent peut-être...?) du Web 2.0. Cette frénésie s’inscrit, en premier lieu, dans un contexte de tensions enregistrées depuis deux ou trois ans sur le marché des jeunes talents. Selon les statistiques de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), chaque offre d’emploi publiée au deuxième trimestre 2006 a attiré en moyenne 43 candidatures, contre 50 au deuxième trimestre 2005 et 59 au deuxième trimestre 2004.

« Si vous recrutez dans l’informatique, les télécommunications ou le multimédia, vous savez que plus de 90 % des diplômés sont embauchés avant leur sortie d’études : la concurrence est très féroce dans certains secteurs ! » rapporte Jean-Marie Blanc, directeur régional Nord-Est de l’APEC. Or, tous les moyens sont bons pour recruter en période de crise, surtout les plus funs. « Depuis 2000, le véritable changement reste le rôle croissant joué par Internet et les applications associées dans le processus de recrutement », estime Jean-Marie Blanc, auteur par ailleurs du blog officiel de l’APEC. « Tous les candidats que je reçois sont très au fait des possibilités d’utilisation des réseaux sociaux et professionnels du Web », confirme François de Wazières, directeur international du recrutement de L’Oréal.

Parmi les aficionados du Web, « les jeunes sont surreprésentés parmi les quelque 70 % des Français qui utilisent le Web de manière privilégiée dans le cadre de leur recherche d’emploi », indique Valérie Vaillant, présidente de l’Association des professionnels pour la promotion de l’emploi sur Internet (APPEI). « Les recruteurs n’ont plus le choix, il s’agit de répondre aux attentes de ceux qui arrivent sur le marché du travail, les moins de 25 ans baptisés Génération Y ou encore, d’ailleurs, Génération 2.0. Ces derniers, volatils, individualistes et très créatifs, sont demandeurs d’une information personnalisée, interactive et immédiate », analyse Christophe Blazquez, consultant à Pau, membre du réseau RH Partners, plus connu pour être le premier recruteur à s’être implanté dans le « Monde virtuel Second Life ».