Accueil > Dossiers > Les recruteurs à la page du web 2.0
Dossier Les recruteurs à la page du web 2.0
Second Life : un effet de mode?
Second Life est, de ce point de vue, plus rassurant. Mais ce site – qui compte 10 millions d’inscrits – nourrit la polémique. La Société générale et Sogeti, par exemple, après réflexion, n’ont pas souhaité tester le recrutement via les mondes virtuels, déplorant le manque d’interaction directe avec les candidats. Ce qui leur évite d’être taxés d’opportunisme, Second Life étant réduit par certains à un effet de mode... dont le principal intérêt serait d’assurer d’importantes retombées médiatiques à moindre coût. Les entreprises participant au salon virtuel Neo Job Meeting (L’Oréal, Caisse d’épargne, Axa, Air France), ou celles qui y recrutent pour leur compte (comme BNP Paribas, les agences de recrutement Expectra et Kobaltt et, plus récemment, la Marine nationale...) assument. « Nous avons bénéficié d’échos dans la presse que ne provoquent pas, bien sûr, nos campagnes classiques », déclare Bénédicte Monneron, responsable du recrutement BNP Paribas. La banque a tout de même investi 40 000 € dans son salon de recrutement virtuel organisé en juin 2007, « soit le coût de deux à quatre annonces magazine », reconnaît Bénédicte Monneron.
« Second Life nous permet d’attirer des profils plus diversifiés et de toucher plus facilement des candidats sur tout le territoire », mentionne Valérie Languille, pour la Caisse d’épargne. Selon cette dernière, les bénéfices doivent être mesurés « aussi bien en termes de communication et d’image que de recrutement à plus ou moins long terme ». L’Oréal, qui déclare avoir pour l’heure poursuivi le processus de recrutement avec une vingtaine des 300 candidats rencontrés virtuellement sur Second Life, se déclare satisfait... mais ne réitérera pas. « Il était très important pour nous de tester cette nouvelle opportunité et il se peut que nous y revenions plus tard, commente François de Wazières. Mais, pour l’heure, nous sommes en phase d’expérimentation et ne savons pas encore sur quoi nous travaillerons demain. » Comme le dit Christophe Blazquez, il s’agit pour chacun de « tester puis d’éliminer, bref de se faire sa petite palette d’outils, sans perdre de vue que le recrutement s’achèvera toujours traditionnellement via un entretien en face-à-face ».






