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Dossier Les IAE font leur percée, mais jusqu’où ?

Un investissement historique dans la formation des salariés

Les IAE sont les pionniers de la formation continue en université. Alors que celle-ci ne songe guère à investir ce créneau. Or, c’est une bonne façon de comprendre l’entreprise. « Donner aux actifs une seconde compétence en gestion est au cœur de notre mission », commente Pierre Louart. Sur les 30 000 étudiants des IAE, 10 000 sont des salariés. Des PME ou des multinationales comme Areva, Bosch, PSA ou Philips y envoient leurs troupes suivre des stages en marketing, expertise comptable, gestion des RH, etc.

Les IAE de Paris et Caen sont, au sein du réseau, les gros centres d’accueil des salariés-stagiaires, qui comptent environ pour la moitié de leurs étudiants. C’est un réel service rendu ainsi aux entreprises. « La demande locale est croissante, insiste Fabrice Le Vigoureux, à Caen. Nous avons donc développé le e-learning avec l’École de management de Normandie, une formule souple qui permet de conjuguer vie professionnelle et études. Nous proposons par ce biais trois programmes complets.»

L’IAE de Nancy a initié le même procédé à la demande des employeurs et des salariés. Dans le même esprit, les IAE développent l’alternance sous forme de contrats d’apprentissage et de professionnalisation. Une formule souvent proposée pour les cursus spécialisés, comme le master d’administration des entreprises (MAE) banque et assurance de l’IAE de Montpellier et le programme achat industriel et tertiaire de celui de Lyon. Là aussi, ils rattrapent peu à peu les écoles.