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Dossier Les IAE font leur percée, mais jusqu’où ?
Le souci d’améliorer l’insertion
Il faut à leurs diplômés six mois en moyenne pour trouver un CDI. À Aix, selon la dernière enquête auprès de la promotion 2004-2005, 89 % ont trouvé un emploi en moins de six mois, dont 64 % en moins de trois mois. Des chiffres qui font rêver les filières généralistes. Parfois, la moitié des titulaires de master sont embauchés en CDI à la suite de leur stage. « Il serait judicieux que les universités dans leur ensemble s’inspirent de cet exemple... » martèle le rapport Hetzel.
Cependant, les instituts cherchent à mieux faire. Notamment en comblant leur retard dans l’organisation des stages, dont ils souffraient face aux écoles de management. « Ces dernières avaient une pratique professionnalisée, reconnaît Hervé Penan à Toulouse. Mais nous avons depuis adopté les mêmes outils de gestion des stages. » Son IAE compte 5 000 contacts de stages actifs pour environ 500 entreprises. Et puis le réseau s’est toujours appuyé sur la force de frappe de ses anciens. Une singularité en université, et qui paie. Selon le cabinet de recrutement Michael Page, les IAE ont même innové en se forgeant un fichier très bien exploité. Il compterait plus de 250 000 anciens diplômés.
Alors, encore très théoriques les IAE ? « L’ESC donne toutes les clés pour être opérationnel tout de suite. L’IAE garantit une excellente formation de troisième cycle », compare Thibault Cléry, recruteur chez Michael Page. Oui, mais ce modèle mixte en université se perfectionne. Et pourrait bien faire école...






