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Dossier Le Palmarès 2008 des classes préparatoires scientifiques
MP/MP* (Maths-Physique)
Les leaders. Depuis sept ans, les mêmes établissements se partagent les quatre premières places. Seul l’ordre change. Cette année, Sainte-Geneviève reprend sa première place devant Hoche, qui lui avait volé la vedette à la rentrée 2006. Dans ces deux lycées, plus d’un préparationnaire sur deux entre dans une des écoles d’ingénieurs de notre sélection (58,6 % pour Sainte-Geneviève et 52,7 % pour Hoche). Henri-IV cède ensuite sa troisième place de la rentrée 2006 à Louis-le-Grand et prend la quatrième marche. Louis-le-Grand doit cette remontée en partie à ses bons scores d’entrée à Polytechnique : 49 élèves sur 173 ont intégré l’X à la rentrée 2007, soit plus de 28 %.
Les outsiders et les autres. Viennent ensuite le lycée du Parc, à Lyon, et Condorcet, à Paris, qui effectuent l’un et l’autre de belles remontées. Ils étaient respectivement septième et onzième à la rentrée 2006. Ils placent chacun quelques élèves dans chaque école de notre sélection. Au lycée Condorcet, 10 des 26 intégrés entrent à Supélec. Au total, 28 lycées ont des résultats supérieurs à la moyenne nationale, qui n’a pourtant jamais été aussi élevée, s’établissant à 13,2 %. Ils étaient 24 l’année dernière. Les lycées Champollion, à Grenoble, Marcelin-Berthelot, à Saint-Maur-des-Fossés, Victor-Grignard, à Cherbourg, Pothier, à Orléans, Montaigne, à Bordeaux, Jean-Baptiste-Corot à Savigny-sur-Orge, Victor-Hugo, à Besançon, et La Martinière-Monplaisir, à Lyon, font leur entrée dans ce groupe. Certains affichent des progressions spectaculaires de plus de 20 places. Mention spéciale au lycée Chateaubriand, de Rennes, qui grimpe de la vingt-troisième à la neuvième place, avec 27,6 %.
À l’inverse, les lycées Kléber, à Strasbourg, Faidherbe, à Lille, Fabert, à Metz, et Chaptal, à Paris, ont obtenu à la rentrée 2007 des résultats inférieurs à la moyenne nationale, contrairement à l’année précédente.
Les vertus de la proximité : la stratégie du lycée Victor-Hugo, à Besançon. Jean-Claude Duverget, proviseur du lycée Victor-Hugo, à Besançon, ne réfute pas le terme de « prépa de proximité ». Bien au contraire. « Pourquoi le rejeter ? Il s’agit avant tout de ne pas encombrer les études avec des questions matérielles. Par exemple, la proximité des parents se révèle déterminante. Pouvoir rentrer chez soi tous les week-ends, voire tous les jours, donne une respiration à nos élèves pour tenir le rythme de la prépa. » Victor-Hugo fait partie des cinq lycées à classes préparatoires scientifiques de la Franche-Comté. Les 330 élèves de maths sup-maths spé sont tous originaires de la région. Parmi eux, un tiers est boursier. « Depuis deux ou trois années, des élèves admis pourtant dans les prépas parisiennes ont préféré venir chez nous ! » s’enorgueillit le proviseur. Seule fausse note : l’autocensure des candidats. « Leur ambition est parfois trop mesurée, juge Jean-Claude Duverget. Nous les encourageons à passer les concours les plus prestigieux en leur montrant qu’ils ont des chances de réussir. » A raison : en MP/MP*, sur 72 candidats, 14 ont obtenu une école de notre sélection. Huit d’entre eux ont ainsi intégré Centrale Lyon.
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