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Dossier Le marché de la sécurité scolaire

La biométrie dans les établissements scolaires

La biométrie est sévèrement régentée. Tout établissement qui met en place ce genre de dispositif doit requérir l’autorisation de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui examine les demandes au cas par cas. Selon la commission, 200 établissements ont déjà effectué des demandes d'autorisation pour la mise en place d'un système biométrique de reconnaissance du contour de la main pour l'accès au restaurant scolaire. C’est ce type de machine qui avait été détruit à coups de marteau par des activistes de la mouvance libertaire dans un lycée de Gif-sur-Yvette (Essonne), le 17 novembre 2005.

Face aux nouveaux développements technologiques, la CNIL est beaucoup plus « réservée ». Ainsi, le système à empreinte digitale n’est pas autorisé par la commission. Celle-ci considère que la constitution d’une base de données d’empreintes digitales pour contrôler l’accès des élèves et du personnel à la cantine scolaire peut être exploitée à des fins d’identification des personnes. Étant donné que ce n’est pas son objectif premier, la CNIL estime qu’il convient de ne pas faciliter la multiplication de ces installations, notamment lorsqu’elles concernent des mineurs.

Au fur et à mesure des avancées technologiques de l’industrie de la sécurité, l’éthique, la morale et le droit vont continuer d’être interrogés. Ainsi « l’analyse vidéo intelligente » est présentée comme la nouvelle révolution. Les caméras, qui se contentaient jusqu’à aujourd’hui d’enregistrer, pourront désormais repérer et signaler « les comportements anormaux » : les bagarres comme les capuches masquant les yeux…