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Dossier IEP : la revanche de la province
Richard Descoings : « L’autonomie des IEP de région s’amenuise »

« Alors que Paris a adopté le 3/5/8 du temps d’Allègre, certains IEP ont préféré passer, contre toute logique, à bac+4. Pendant quelques années, nous avons donc vendu deux niveaux de diplôme sous la même appellation Sciences po. Quelle erreur !
Depuis, les IEP ont été obligés de caler le bac+5. Ils auraient pu être pionniers, ils se retrouvent suiveurs. Ce qui a sauvé leur autonomie pédagogique, c’est un décret qui confère à leurs diplômes le grade universitaire de master. Un décret pour lequel j’ai beaucoup oeuvré... La politique de sites régionaux conduit les universités à être moins conciliantes sur l’existence de composantes très autonomes. La tendance actuelle, avec la constitution des PRES, n’est plus au réseau national arrimé à Sciences po Paris.
En réalité, l’autonomie des IEP de région s’amenuise sous le double effet du LMD et des PRES. Le concours commun est une idée très ancienne qui bloquait sur l’inquiétude des IEP d’être évalués à travers les choix des candidats. S’ils n’ont plus cette crainte de la concurrence, c’est très bien. Et s’ils parviennent à se constituer en réseau autonome, tant mieux. J’ai suffisamment souffert qu’on me fasse des procès d’intention pour ne pas en faire aux autres. » Richard Descoings, interrogé par Educpros.






