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Dossier Fundraising : les présidents laissent place aux "patrons d'université"

L’entrave syndicale

Des craintes, largement relayées par les syndicats enseignants et étudiants, ne viennent pas aider les présidents. En premier lieu, le risque de désengagement progressif de l’État. « On en est loin ! rétorque le président de Paris 13, Alain Neuman. Le budget de mon université est de 85 millions d’euros en fonctionnement et 71 millions d’euros en dotation. Des fonds privés représenteraient au maximum entre 100 000 et 200 000 €  par an, juste de quoi délivrer quelques bourses ou financer du tutorat. » Le discours syndical insiste aussi sur le risque d’entrisme des patrons dans l’université. Sur ce point, Jean-Pierre Boisivon, ancien délégué général de l’Institut de l’entreprise, est formel : « Le métier des entreprises n’est pas d’intervenir dans les cursus universitaires, mais de recruter des jeunes qui en sortent. Elles veulent un enseignement supérieur qui fonctionne bien et qui ne repose pas uniquement sur les grandes écoles. »