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Dossier Fundraising : les présidents laissent place aux "patrons d'université"

La course au fundraising

Camarades patrons ! La recherche et l’enseignement supérieur ont besoin de nous. Il y a urgence. Les universités, lieux naturels de  recherche, ont été délaissées en termes d’évaluation, de gouvernance, de moyens. Les temps ont changé. Mobilisons-nous ! Dans les cinq prochaines années, nous consacrerons 20 millions d’euros à de nouveaux partenariats, notamment avec les universités.» Le message est signé Nicolas Chanut, P-DG d’Exane, une société d’investissement du groupe BNP-Paribas. Au lendemain du vote de la loi sur les libertés et les responsabilités des universités (LRU), ce chef d’entreprise exhortait les patrons à octroyer des fonds aux universités, via une publicité dans Le Monde parue le 26 octobre. Quels établissements seront concernés ? Sur quels projets ? Avec quel mode de financement : chaires ou fondations ? Des questions dont les réponses reposent, à leur corps défendant, sur les présidents d’université. Depuis le vote de la loi Pécresse du 10 août 2007, ces derniers se précipitent dans la course au fundraising. Peu ou mal préparés à cette épreuve d’endurance, certains appuient sur le frein avant même d’avoir franchi la ligne de départ.