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Dossier Fundraising : les présidents laissent place aux "patrons d'université"

Les anciens copains d’abord

La collecte de fonds auprès des entreprises en est encore en France aux balbutiements que déjà certains ont compris tout l’enjeu de cibler un autre marché, celui des particuliers. Ils sont bien plus nombreux que les entreprises et parfois plus riches. « À l’étranger, les fonds privés de l’enseignement proviennent pour un quart des entreprises et pour les trois quarts restants des familles », rappelle Jean-Pierre Boisivon, ancien délégué général de l’Institut de l’entreprise. Sauf que, pour solliciter ces derniers, encore faut-il les connaître. Pour les universités, bâtir un réseau d’anciens est aussi une priorité qui consiste à d’abord mutualiser les annuaires existant dans certaines filières, comme les IUT ou les masters, puis à créer une base de données commune à animer. Certains experts estiment qu’il faudra une dizaine d’années aux universités françaises pour atteindre le niveau d’un réseau d’anciens d’une grande école.