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Dossier Formation continue
- Introduction
- L’université néglige ses atouts
- Un potentiel sous-exploité
- Des enseignants à motiver
- Valoriser le « diplômant »
- L’entreprise à conquérir
- Des prix à réévaluer
- les stratégies gagnantes des universités
- Lille 1 : améliorer l’accueil et l’orientation des stagiaires
- Strasbourg 1 : Éditer des catalogues pour séduire l’entreprise
- Paris 11 : décrocher le label ISO pour rassurer les donneurs d’ordres
- Amiens et Nantes : Miser sur le e-learning pour capter des étrangers
L’université néglige ses atouts
Manque de lisibilité, opacité des résultats, absence de pilotage : la formation continue universitaire en prend pour son grade dans un rapport de la Cour des comptes préfacé par le député Michel Bouvard. Une punition méritée ? « On en prend plein la poire, mais la photo est juste ! » avoue Joseph Joly, le monsieur Formation continue de l’université Louis-Pasteur (santé, sciences) de Strasbourg. Un autre audit, commandé par le ministère du Budget, doit paraître sur ce sujet, élargi au supérieur. Il est attendu avec impatience par les responsables de formation continue. Depuis des années, ils demandent plus de moyens et plus de considération. Sans succès.
Car les universités sont à la traîne. En 2004, elles ont encaissé près de 200 millions d’euros de recettes. Pas de quoi pavoiser. C’est quatre fois plus que les écoles de management, mais, si l’on rapporte ce chiffre au montant total des recettes des organismes de formation (4,9 milliards d’euros), il représente une part de marché « de l’ordre de 4,1 % », relève Michel Bouvard. À titre indicatif, Lille 1, l’université la plus puissante en matière de formation continue, a réalisé un chiffre d’affaires de 9,5 millions d’euros en 2005. Les autres établissements, souvent très loin derrière, la regardent avec envie... Mais la même année, la Cegos (leader européen) a vendu pour 102 millions d’euros de stages en France, et Demos (numéro 2) pour 42 millions.






