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Dossier Formation continue
- Introduction
- L’université néglige ses atouts
- Un potentiel sous-exploité
- Des enseignants à motiver
- Valoriser le « diplômant »
- L’entreprise à conquérir
- Des prix à réévaluer
- les stratégies gagnantes des universités
- Lille 1 : améliorer l’accueil et l’orientation des stagiaires
- Strasbourg 1 : Éditer des catalogues pour séduire l’entreprise
- Paris 11 : décrocher le label ISO pour rassurer les donneurs d’ordres
- Amiens et Nantes : Miser sur le e-learning pour capter des étrangers
L’entreprise à conquérir
Mais, pour développer son chiffre d’affaires, l’université doit aussi prospecter du côté des entreprises, grandes consommatrices de stages. Ce qui suppose de modifier radicalement ses méthodes. « Il faut réaliser des études de marché, conseille Jean Degos, délégué général du Medef Aquitaine. Sortir de l’approche purement académique. Et faire de gros efforts de communication. » La constitution de guichets uniques dans le cadre des PRES devrait permettre aux décideurs économiques de mieux se repérer.
« Aujourd’hui, quand une entreprise recherche une formation en droit, je dois la renvoyer à une autre adresse, regrette Joseph Joly. Nous allons unifier nos efforts, sans doute avant fin 2008 : au lieu de trois adresses, il n’y en aura plus qu’une seule. » Son service, à Strasbourg 1, a bâti une offre dédiée aux entreprises : 70 % de ses formations sont des stages qualifiants de haut niveau. « Des modules courts, pointus, pratiques » qui séduisent les patrons. « Nous touchons principalement des techniciens (bac+2) et des cadres (bac+5) des PME et grands groupes pour leur apporter des connaissances supplémentaires, explique Joseph Joly. Notre premier client est Sanofi, leader mondial de l’industrie pharmaceutique. »
Cette nouvelle orientation ne fait toutefois pas l’unanimité. « Quand on voit les moyens limités des universités, il faut choisir ses priorités. Je ne suis pas certain qu’on ait beaucoup à gagner dans le contexte très concurrentiel des formations courtes, où les organismes privés sont extrêmement agressifs », objecte Yves Lichtenberger. Les prestataires privés captent les trois quarts des stagiaires en formation continue. Faut-il les combattre sur un terrain qu’ils connaissent bien ? Le débat est tranché université par université, en l’absence de consignes claires du ministère.






