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Dossier Formation continue
- Introduction
- L’université néglige ses atouts
- Un potentiel sous-exploité
- Des enseignants à motiver
- Valoriser le « diplômant »
- L’entreprise à conquérir
- Des prix à réévaluer
- les stratégies gagnantes des universités
- Lille 1 : améliorer l’accueil et l’orientation des stagiaires
- Strasbourg 1 : Éditer des catalogues pour séduire l’entreprise
- Paris 11 : décrocher le label ISO pour rassurer les donneurs d’ordres
- Amiens et Nantes : Miser sur le e-learning pour capter des étrangers
Lille 1 : améliorer l’accueil et l’orientation des stagiaires
Contrairement à la majorité des facs, le service formation continue n’est pas relégué au troisième étage d’un bâtiment administratif. À Lille 1 (sciences et technologies), c’est un grand bâtiment entièrement vitré, posé face au métro : l’accès en est évident. « Les portes s’ouvrent automatiquement, explique Martine Carette, sa directrice. « C’est voulu ! Nous avions remarqué, dans nos locaux précédents, que beaucoup de gens faisaient les cent pas sans oser entrer... » Un détail, mais révélateur. Ici, en effet, tout est pensé pour faciliter l’accueil et l’information du stagiaire.
Assuré par deux secrétaires, l’accueil est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 17 h 30. Les dépassements d’horaires ne sont pas rares. Par téléphone ou sur place, le premier contact, chaleureux, est l’occasion d’une analyse des besoins. Avec un principe : personne ne repart sans réponse. « Si quelqu’un s’est trompé d’adresse, nous l’orientons vers une autre université ou un organisme comme le GRETA ou le CESI, reprend Martine Carette. Si son projet n’est pas encore très défini, nous l’invitons à consulter notre centre de documentation spécialisé dans la formation et l’emploi. »
Pour aller plus loin, rendez-vous est pris avec l’un des huit conseillers en formation. Durant une heure, le projet sera examiné sous toutes ses coutures. Le conseiller plonge dans sa boîte à outils : le bilan de compétences permet de faire le point, la VAE (validation des acquis de l’expérience) ou la VAP (validation des acquis professionnels) de raccourcir les parcours... La délicate question du financement est immédiatement abordée. « Le package est complet, souligne Martine Carette. Nous abordons les aspects pédagogiques et pratiques. » Cette politique donne de bons résultats. Le SUDES de Lille 1 est le service le plus puissant de France : 13 340 stagiaires, un CA de 9,5 M€. L’investissement consenti pour le bâtiment il y a dix ans a été vite rentabilisé...






