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Dossier Formation continue
- Introduction
- L’université néglige ses atouts
- Un potentiel sous-exploité
- Des enseignants à motiver
- Valoriser le « diplômant »
- L’entreprise à conquérir
- Des prix à réévaluer
- les stratégies gagnantes des universités
- Lille 1 : améliorer l’accueil et l’orientation des stagiaires
- Strasbourg 1 : Éditer des catalogues pour séduire l’entreprise
- Paris 11 : décrocher le label ISO pour rassurer les donneurs d’ordres
- Amiens et Nantes : Miser sur le e-learning pour capter des étrangers
Strasbourg 1 : Éditer des catalogues pour séduire l’entreprise
Jargonnant, obscur, fermé, l’enseignement supérieur ? Les entreprises ne disposent pas toujours des clefs pour en décrypter les codes. Pour les convaincre, les universités doivent jouer sur une communication concise et directe. Autrement dit, s’approprier les codes du marketing. « J’ai conçu nos catalogues de formation sur le modèle des catalogues de jouets envoyés par les grandes surfaces pour Noël, revendique sans complexe Joseph Joly, chef de la formation continue à l’université Louis-Pasteur (ULP) de Strasbourg. Si nous voulons sortir de notre tour d’ivoire, il faut s’en donner les moyens ! » Sa fac envoie chaque année aux entreprises cinq catalogues petit format thématiques. Soit 31 millions de pages imprimées. Ce qui représente un budget de 171 000 € pour l’impression et la diffusion. Rien d’excessif... Le best-seller, c’est le catalogue Santé avec 68 000 exemplaires.
Même méthode, même vocabulaire, sur le site Internet : celui-ci vante, comme dans une plaquette d’entreprise, « le constant souci du client », « des enseignants-chercheurs ouverts et disponibles », « une offre de formation constamment réactualisée ». Sur place, l’université s’est également inspirée des conditions d’accueil des meilleurs organismes privés de formation. Oubliés, les amphis éclairés au néon et la cantine du RU ! « Tout est nickel, vante Joseph Joly. Nous préparons un déjeuner le midi, il y a un coin détente, la climatisation, Internet... Et en amont, nous proposons aux stagiaires de leur trouver une chambre dans un hôtel de la ville. » Le coût de ces services, qui contribuent à dépoussiérer l’image de l’université, est amorti par le prix de vente des stages.






