Accueil > Dossiers > Formation continue

Dossier Formation continue

Valoriser le « diplômant »

En 2004, les services de formation continue ont perçu 64 M€ de l’État et des régions, 45 M€ de la part des entreprises, 24 M€ des collecteurs de fonds de la formation professionnelle, 49 M€ des stagiaires. Deux grands marchés s’offrent à eux. D’une part, les cursus diplômants, qui intéressent les salariés et les demandeurs d’emploi. De l’autre, les stages qualifiants, formatés aux besoins des entreprises.

Traditionnellement, les universités sont plus présentes sur le marché du diplômant : elles trustent 30 % des formations supérieures. « C’est leur coeur de métier, souligne Yves Lichtenberger, vice-président en charge de la pédagogie à la CPU. L’offre diplômante est directement liée à la recherche ou à la promotion sociale. » Un peu à l’image du CNAM dont c’est la raison d’être.

Dans une circulaire de 2005, le ministère invite les établissements à mettre l’accent sur le diplômant. « Le diplôme reste la référence, appuie Martine Pons, directrice du service de Grenoble 3 (langues, lettres, langage, communication). « Il ne faut surtout pas lâcher le morceau ! C’est là qu’est notre mission de service public, même si le stagiaire n’est pas toujours solvable.»

Il serait cependant faux de penser que cette activité est naturellement déficitaire. Elle a fait le succès du puissant service de formation continue de Lille 1, qui compte 13 340 stagiaires, quasi tous en quête d’un diplôme. La fac scientifique s’est mise au service de la région pour l’aider à sortir de la crise économique et sociale. Les salariés ayant un bas niveau de qualification et les demandeurs d’emploi bénéficient de cette politique volontariste, notamment pour obtenir un DAEU, l’équivalent du bac. Dès lors, la moitié des recettes (5,3 M€) émane des pouvoirs publics, particulièrement du conseil régional.