Accueil > Dossiers > Faut-il avoir peur d’Internet et de ses effets boomerang ?
Dossier Faut-il avoir peur d’Internet et de ses effets boomerang ?
- Introduction
- Une guerre sur le net
- Le web, un terrain d’informations si facile à attaquer
- Gare au laxisme dans les écoles !
- Web patrol d’étudiants, la parade choc
- La transaction ou le procès en ultime recours
- Prendre du recul
- Quand Wikipédia attise le conflit entre les facs et les écoles
- Les bonnes raisons d’investir le web
La transaction ou le procès en ultime recours
L’épisode le plus connu de ces guerres du Web a confronté deux des écoles françaises les plus prestigieuses : l’ESSEC et HEC. En 2000, l’établissement de Jouy-en-Josas se serait payé les services d’un spécialiste de la guerre économique pour torpiller, à partir de forums, le positionnement « MBA » de l’ESSEC. Révélée par le livre Les Secrets de la guerre économique du journaliste Ali Laïdi (2), l’affaire avait un temps occupé les colonnes des journaux avant de se régler dans la discrétion par avocats interposés. Des affaires comme celle-ci n’occupent pas à temps plein les services juridiques des écoles, mais « elles existent », affirme Éric Barbry. Sont-elles nombreuses ? Impossible à dire. « La Toile est devenue un enjeu commercial depuis peu de temps », souligne-t-il. «En trois ou quatre ans, notre cabinet a dû traiter un peu moins d’une dizaine d’affaires de ce type », ajoute-t-il. Si, malgré tout, un contentieux s’engage, il est rare qu’il aboutisse à un procès. La calomnie ou l’information déloyale relève de la justice civile. «Cela se termine bien souvent par une transaction entre les deux parties », note l’avocat spécialisé. On va alors rechercher réparation du préjudice subi. A-t-on perdu des candidats ? Combien a-t-on dépensé en frais de justice ? Le dédommagement pourrait atteindre la dizaine de milliers d’euros. Il en va tout autrement des diffamations et autres attaques personnelles. Le délit relève du pénal et, là, pas de petits arrangements. Une fois saisi, le Parquet ira jusqu’au procès. L’addition est alors salée. Une condamnation pour diffamation peut s’élever à 12 000 €.






