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Dossier Faut-il avoir peur d’Internet et de ses effets boomerang ?

La transaction ou le procès en ultime recours

L’épisode le plus connu de ces guerres du Web a  confronté deux des écoles françaises les plus prestigieuses : l’ESSEC et HEC. En 2000, l’établissement de  Jouy-en-Josas se serait payé les services d’un spécialiste  de la guerre économique pour torpiller, à partir de forums,  le positionnement « MBA » de l’ESSEC. Révélée par le  livre Les Secrets de la guerre économique du journaliste Ali Laïdi (2), l’affaire avait un temps occupé les colonnes des  journaux avant de se régler dans la discrétion par avocats interposés. Des affaires comme celle-ci n’occupent  pas à temps plein les services juridiques des écoles, mais  « elles existent », affirme Éric Barbry. Sont-elles nombreuses ? Impossible à dire. « La Toile est devenue un  enjeu commercial depuis peu de temps », souligne-t-il.  «En trois ou quatre ans, notre cabinet a dû traiter un peu  moins d’une dizaine d’affaires de ce type », ajoute-t-il.  Si, malgré tout, un contentieux s’engage, il est rare qu’il  aboutisse à un procès. La calomnie ou l’information  déloyale relève de la justice civile. «Cela se termine bien souvent par une transaction entre les  deux parties », note l’avocat spécialisé. On va  alors rechercher réparation du préjudice subi.  A-t-on perdu des candidats ? Combien a-t-on  dépensé en frais de justice ? Le dédommagement pourrait atteindre la dizaine de milliers  d’euros. Il en va tout autrement des diffamations et autres attaques personnelles. Le délit  relève du pénal et, là, pas de petits arrangements. Une fois saisi, le Parquet ira jusqu’au  procès. L’addition est alors salée. Une condamnation  pour diffamation peut s’élever à 12 000 €.