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Dossier Etudiants étrangers
Les limites des modèles américains et australiens
En compétition entre elles et sans agence fédérale, les universités américaines recrutent chacune leurs étudiants étrangers, grâce à des bourses offertes aux meilleurs, à la notoriété de leurs campus et diplômes. Une promotion attractive jusqu’au 11 septembre 2001, après quoi la croissance des effectifs internationaux s’est nettement ralentie. Dans son rapport d’octobre dernier, l’American Council on Education (ACE) pointe la concurrence des pays dotés d’agences nationales efficaces pour remettre en cause le système.
De son côté, l’agence australienne, IDP (International Development Project), sous l’impulsion d’une politique étatique volontariste et financée en grande partie par les universités clientes, contribue au recrutement massif d’étudiants étrangers – passés de 21 000 en 1988 à 230 000 en 2002 –, via son réseau de bureaux à l’étranger et les campus off-shore (à l’étranger). Grâce à un marketing global agressif, l’agence capte une bonne part d’étudiants asiatiques séduits par une formation occidentale en anglais. Mais certains universitaires dénoncent dans ce système la médiocre sélection des candidats.






