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Dossier Etudiants étrangers
À armes égales ?
Dans tous ces pays, l’impulsion de l’État est déterminante pour le développement de ces agences. C’est lui qui les soutient en grande partie par des fonds publics via les ministères des Affaires étrangères ou de l’Éducation principalement. Mais les budgets consacrés varient d’une structure à l’autre. En tête, le British Council, en Grande-Bretagne, gère plus de 760 millions d’euros, dont 40 % proviennent de services vendus (cours de langue, organisation des examens, etc.). En Allemagne, le DAAD, l’office d’échanges universitaires, subventionné à 90 %, affiche un budget total de 260 millions d’euros en 2006. Aux Pays-Bas, le Nuffic – l’organisation pour la coopération internationale dans le supérieur – supervise 120 millions d’euros, dont 80 % sont des subventions publiques. Et 100 millions servent à financer des bourses aux étudiants étrangers. Dans l’Hexagone, EduFrance, avec un budget de 8,5 millions d’euros (chiffres 2004), est donc largement distancée par ses consoeurs. À titre de comparaison, sur la seule promotion du supérieur, elle reçoit dix fois moins de subventions que le DAAD. Le British Council, quant à lui, peut aligner 22 millions d’euros de subventions sur trois ans, affectés à la seule organisation de salons en Asie.






