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Dossier Ecoles doctorales : une image à travailler

La création de pôles d'excellence

En attendant les recommandations de l’AERES qui devraient intervenir courant décembre et qui pourraient proposer d’éventuelles fusions, la tendance actuelle est au recentrage des ED sur un champ disciplinaire clairement identifié. Depuis 2006, les campagnes d’accréditation ont ainsi fait disparaître en priorité les ED pluridisciplinaires (surtout dans les petites universités) pour encourager les projets de coopération entre établissements. Toujours avec l’objectif sous-jacent de rendre les ED plus performantes dans le champ scientifique et mieux identifiables par le monde non académique.

Ainsi, par exemple, l’université de Saint-Étienne a vu son offre doctorale profondément chamboulée à la rentrée dernière : l’ED pluridisciplinaire (couvrant un spectre allant des mathématiques aux sciences sociales) est désormais remplacée par six ED. Parmi elles, seule l’ED sciences, ingénierie, santé est intégrée à Saint-Étienne (avec une coaccréditation avec l’École des mines), les autres étant coaccréditées avec les sites lyonnais (Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3 ou l’ENS LSH). « En LSH, ce rapprochement avec Lyon s’est opéré tout naturellement parce que les habitudes de travail au sein des laboratoires sont anciennes », souligne Michel Rautenberg, directeur du collège électoral.