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Dossier Ecoles doctorales : une image à travailler

Recomposition au sein des PRES

Ce mouvement de recomposition des ED a été renforcé par le nouveau cadrage mis en oeuvre par la loi de programme sur la recherche du 18 avril 2006, à travers notamment la création des PRES (pôles de recherche et d’enseignement supérieur). Le système de coaccréditation déjà ancien entre des établissements publics relevant de sites différents a même favorisé les rapprochements : « L’existence systématique d’ED communes à Nancy, Toulouse ou Aix-Marseille a de fait anticipé et favorisé la création du PRES », rappelle Jean-Richard Cytermann, IGAENR, dans son récent rapport sur la mise en place des PRES. Selon l’accord de convention, l’EPCS constitutif du PRES coordonne de façon plus ou moins contraignante l’activité des ED fédérées au sein du PRES via les établissements fondateurs. Ainsi, le PRES Université Paris-Est, constitué de l’université de Marne-la-Vallée et de l’École nationale des ponts et chaussées, est chargé d’animer le collège des ED et de délivrer le doctorat sous le sceau unique du PRES. D’une manière générale, « le PRES devrait permettre en particulier de mutualiser les formations transversales », anticipe Guy Vernet, directeur de l’ED STITS rattachée à Paris-Sud 11, l’une des universités fondatrices du PRES UniverSud Paris.

Au sein de ces PRES se nouent bien évidemment des liens solides avec les écoles d’ingénieurs qui y sont rattachées. Des liens que l’arrêté du 7 août 2006 a voulu renforcer en autorisant la signature de conventions entre des établissements publics et des grandes écoles. Supélec est ainsi liée, depuis octobre 2007, à Paris-Sud par une convention de qui lui permet de délivrer elle-même le doctorat aux étudiants inscrits dans ses propres laboratoires. Ce mouvement d’ouverture a permis de jeter des ponts solides vers le monde industriel. « Ces rapprochements doivent à terme permettre au doctorat de devenir le diplôme de référence », relève Martine Pretceille. Ce qui suppose tout de même que le doctorat soit enfin reconnu un jour dans les conventions collectives. Et, pour le coup, la balle est bien dans l’autre camp.