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Dossier Business games : les nouvelles règles du jeu
Des candidats aux petits soins
L’encadrement des étudiants reste primordial pour les entreprises. « Les étudiants d’HEC n’ont pas besoin des business games pour trouver un emploi, mais ils y participent pour découvrir de l’intérieur les grands groupes qui les intéressent », rappelle ainsi Bérangère Pagès. Trust, de Danone, « fait le choix du qualitatif et non du quantitatif », se félicite Christine Gas. Le jeu n’admet en effet qu’une vingtaine d’équipes par pays participant (au nombre de onze), « ce qui nous permet de rencontrer l’ensemble des étudiants lors des journées nationales, première étape de la compétition », remarque la responsable RH. En France, l’événement s’est déroulé le 12 janvier, au siège parisien du groupe. Coachés en direct par les équipes de Danone, les jeunes y ont élaboré leurs stratégies en quelques heures, dans l’optique de les présenter quelques semaines plus tard devant un comité de direction Danone.
La plupart de ces « jeunes talents » étaient issus d’une grande école... mais, pour les prochaines éditions, davantage d’étudiants originaires de l’université pourraient bien se joindre aux finalistes. Trust enrôle, depuis deux ans, les campus de Créteil, de Villetaneuse, de Lille et de la Sorbonne, et « renforce cette année la communication vers les universités », confirme Christine Gas, chez Danone. Le Défi Bouygues Construction enregistre également une montée en puissance des participants issus de l’université, avec trois établissements inscrits en 2007. Tel est le paradoxe des business games, qui cherchent aujourd’hui à élargir leurs bases pour exister tout en restant focalisés sur le même coeur de cible, les étudiants issus des plus prestigieux cursus en France et à l’international.






