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Dossier Business games : les nouvelles règles du jeu
Des vertus pédagogiques
Ces scénarios, plutôt bien ficelés, ne doivent rien au hasard. Ils sont conçus pour stimuler les meilleurs étudiants notamment en proposant une dimension pédagogique de haut niveau. L’un des derniers-nés, le Challenge Développement de Teamlog, en est l’illustration parfaite. La SSII, qui lance la première édition de son business game cette année, invite de manière ludique les étudiants ingénieurs à développer une application de gestion of line de tournois de jeux en réseaux... mais pour le compte de la Fédération française des jeux vidéo. « C’est notre axe de développement : les projets seront de plus en plus performants et, en lien avec un véritable client, très proches d’une véritable activité professionnelle », argumente Laurent Benazera, directeur du recrutement de Teamlog. Et pour être encore plus efficace, celui-ci, a choisi de restreindre son Challenge Développement à cinq grandes écoles d’ingénieurs (1), « dans lesquelles les campus managers du groupe sont déjà très impliqués ».
Les organisateurs interrogés perçoivent ainsi le renforcement des partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur comme l’une des principales voies d’avenir des business games. Y compris pour ceux qui sont le plus largement ouverts, comme l’e-Strat Challenge de L’Oréal. Certes, la compétition se déroule en partie sur le Web, avec 40 000 participants dans 125 pays, mais François de Wazières, directeur international du recrutement de L’Oréal, insiste sur la possibilité « d’apporter cet outil, de façon packagée et personnalisée, comme support du cours d’un professeur de marketing ou de stratégie pendant plusieurs mois », comme c’est le cas à Sciences po Paris. La formule est « accréditée par l’EFMD-CEL et l’AACSB (2) », précise-t-il, en soulignant la visibilité du jeu à l’international.
(1) INT Évry, INSA Rennes, IFSIC, ENSIMAG, ENSERG.
(2) Labels internationaux.






