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Dossier Assurance : recrutements garantis pour diplômés de tous horizons
- Introduction
- Le sésame du Bac +2
- Des profils diversifiés
- Des carrières pour les ingénieurs
- Cyril Schilder, historien, commercial chez Axa
- Pierre Engrand, ingénieur, responsable Grands Comptes chez FM Global
- Formations universitaires : Les Deust et DU en assurance et actuariat
- Formations universitaires : les licences et licences professionnelles en assurance et actuariat
- Formations universitaires : les masters professionnels et recherche
Des carrières pour les ingénieurs
Les ESC restent indispensables pour accompagner le déploiement du front-office et muscler les services marketing : « L’assurance n’est venue qu’assez tardivement au marketing : il y a seulement une dizaine d’années », note Norbert Girard. Mais elle semble décidée à rattraper son retard.
Pour commercialiser des offres réellement innovantes – notamment les produits modulaires, qui rencontrent un grand succès actuellement –, elle a besoin de professionnels du marketing. Mais aussi d’experts en analyse et prévention des risques. En particulier pour tout ce qui touche à l’assurance-dommages, très friande d’ingénieurs. « Nous recrutons une cinquantaine d’ingénieurs par an, commente Bertrand Bottois, directeur du recrutement d’Axa France. Ils peuvent travailler dans différents domaines : les systèmes d’information, les finances, l’actuariat... Nous avons notamment besoin d’ingénieurs capables d’analyser des risques, dans l’industrie ou la construction par exemple, et de mettre en place des programmes de prévention. Ils doivent être aptes à travailler et à négocier avec d’autres ingénieurs. Ils doivent donc maîtriser les techniques et les technologies les plus récentes. »
Au-delà des compétences techniques, les recruteurs s’intéressent de très près à la capacité à travailler en équipe, à être en contact direct avec les clients et à s’inscrire dans la stratégie de l’entreprise des candidats ingénieurs. « Dans le portefeuille de compétences de tous les salariés de l’assurance, le savoir-être compte autant que l’expertise technique, pointe Norbert Girard. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de backoffice : tous les métiers – y compris les juristes, les comptables ou les gestionnaires de sinistres – sont amenés à être en contact avec la clientèle. » Une double compétence, technique et commerciale, est par conséquent la bienvenue. Or, de ce point de vue, Fabien Porée, directeur des études de HEI (Hautes Études d’ingénieur), est convaincu que les ingénieurs ont une longueur d’avance : « Un ingénieur peut acquérir assez facilement une culture commerciale et managériale, estime-t-il . En revanche, il est plus difficile pour un commercial de se former à des techniques vraiment pointues. » Cette école d’ingénieurs lilloise en a tiré les conséquences : elle a ouvert, à la rentrée 2008, une spécialisation banque, finance, assurance accessible à une trentaine d’étudiants. « Les assureurs recrutent de plus en plus d’assureurs, dont ils apprécient les capacités d’abstraction, de modélisation et d’innovation, relève Fabien Porée. Ces profils leur permettent de surcroît de faire le lien entre les process industriels des entreprises et la culture du risque. »
Actuaire, la voie royale
Les ingénieurs ou les universitaires experts en mathématiques appliquées et en statistiques peuvent également occuper des fonctions d’actuaire. Historiquement liés à l’assurance, ces superstatisticiens, capables de tarifer et de provisionner les risques les plus complexes, sont de plus en plus souvent débauchés par les banques et les grands cabinets de conseil.
Sur les quelque 300 actuaires issus chaque année des neuf cursus officiellement reconnus, près de la moitié choisissent d’autres carrières que l’assurance. La profession fait donc contre mauvaise fortune bon coeur : elle n’hésite plus à confier des missions actuarielles à des ingénieurs qui, « contrairement aux actuaires, sont capables de lever le nez de leurs calculs pour dialoguer avec un client », ironise un professionnel. Les actuaires ont en effet longtemps eu la réputation d’être un peu autistes. Ce qui n’est plus tout à fait vrai : ils ont dû, à l’instar de l’ensemble de la profession, se mettre à l’écoute de leurs clients...







