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Dossier Achats publics : Une autre facette de l’autonomie des universités
Un directeur de laboratoire maître de ses crédits
Malgré tout, cette délégation de responsabilité devrait permettre à terme aux laboratoires d’être plus autonomes, les pratiques universitaires se calquant progressivement sur celles du CNRS. Notamment en ce qui concerne la question du « niveau d’appréciation des seuils », qui détermine légalement le type de procédure devant être mis en oeuvre : « adaptée » et rapide quand on passe « sous les seuils » ou, à l’inverse, « formalisée » et nécessairement plus complexe lorsque les seuils sont dépassés. « Au sein des laboratoires du CNRS, pour certains besoins, les seuils sont estimés au niveau du laboratoire lui-même, contrairement aux universités qui, en général, les calculent au niveau de l’établissement, détaille Simon Larger, chargé du domaine finances à l’AMUE. Dans le premier cas, la déconcentration permet de rester plus facilement “sous les seuils”. Dans la seconde hypothèse, les achats d’une composante donnée s’agrègent à ceux des autres composantes, ce qui fait passer le montant global “au-dessus des seuils”. Mais il faut savoir que cela peut aussi correspondre à l’intérêt économique de l’établissement, dans la mesure où il est plus facile d’obtenir de bons prix quand il y a un effet de masse. »






