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Dossier Accueillir le complexe en classe

Répondre aux questions de diversion

La confrontation fréquente à ces questions qui surgissent dans le seul but de vous détourner de l’objectif du cours participe d’un jeu classique à l’École : celui du chat et de la souris. Le groupe soudé teste votre résistance au feu questionnant et votre attachement à l’objectif. A priori, ce type d’attitude est plutôt positif pour vous ; les élèves, en tout cas certains, ceux qui ont la parole plus sûre, vous invitent, sans doute maladroitement, à ouvrir un moment de dialogue.

           

Quatre suggestions pour rester maître de son cours

 

Pour exploiter ce qui, malgré l’intention, peut profiter à toute la classe, il faut que vous soyez ferme sur le cadre. Vous pouvez adopter quatre attitudes selon les circonstances.

 

• Vous jugez opportun de suspendre le déroulement du cours, c’est possible, pour dire que la question est importante en enseignement : vous engagez un débat qui pourra être exploité par la suite.

• Vous signalez que la question mérite un traitement particulier.Vous l’inscrivez dans le coin du tableau, en chargeant un élève de la rappeler avant la fin du cours ; vous proposerez alors une séquence dédiée à la problématique de type conseil d’élèves ; à charge pour chaque élève d’arriver avec des éléments de réponse. Ce conseil pourrait être tenu régulièrement et serait alors le lieu d’évoquer les questions d’intérêt général. C’est la fonction assignée à « l’heure de vie de classe » que l’on trouve au collège.

 

• Vous reconnaissez que la réponse ne peut être immédiate, il vous faut consulter ressources ou collègues ; suite au prochain numéro.

 

• Si, malgré les propositions de traitement, le jeu perdure ; vous demandez aux deux élèves de venir vous voir pour analyser ensemble ce type de réaction et décoder ce qu’il y a derrière.