En bref
L’UPMC retarde sa levée de fonds à fin 2009
L’université Pierre et Marie Curie (UPMC) lancera la première campagne de fonds de sa fondation partenariale mais … plus tard que prévu. Plutôt fin 2009, si la situation économique est meilleure, plutôt qu'avant l'été. Crise oblige.
L’objectif des 50 millions d’euros est en revanche maintenu. Les trois personnes recrutées à dessein se concentrent sur un travail utile à moyen et long termes : reconstituer les annuaires des anciens étudiants de médecine (via les archives de la faculté et les annuaires professionnels) et de sciences (en commençant par les thésards des 10 dernières années) et les annuaires des anciens enseignants.
Bourses de thèse et chaires suspendues
« 60% des dons des fondations des universités américaines viennent des anciens étudiants », se rassure Jean-Charles Pomerol, président de l’université qui relativise le retard dans ce projet. « Contrairement à ces établissements pour qui ces fondations représentent parfois 20% des revenus, pour nous, ce n’est pas une question de vie ou de mort puisque nous partons de zéro».
Les programmes doctoraux (bourses de thèse et chaires) censés être soutenus par de grandes entreprises ont aussi été ajournés faute d’engagement ferme pour l’heure.
Devenir agent de renseignement à la recherche des anciens
L’UPMC a mis en place une opération originale sur le Web, pour retrouver ses anciens, l’opération "Docteur X Wanted". De quoi s’agit-il ? L’université scientifique a proposé à ses étudiants et aux anciens passant par le site éponyme de devenir « agents de renseignement », chèque cadeaux à la clé.
Leur mission ? Partir à la recherche des anciennes promotions de l’établissement. Avec plus de 2000 contacts récoltés de mars à mai 2008, l’université a décidé de relancer l’opération en mars 2009.
Le coût de la démarche est important : 16 000 euros pour développer le site (sans compter la communication) et l’équivalent de près de deux temps pleins, sur la durée du projet.
04.02.09
Aller plus loin
Nouvelle étape dans notre série sur les fondations, l'université lyonnaise Claude Bernard. Elle a lancé à la rentrée 2008 la « fondation Lyon 1 », destinée à renforcer le lien avec les entreprises. Son point fort ? Les entreprises peuvent savoir ce que deviennent leurs dons et même les flécher, en amont, sur l'un des 12 projets thématiques définis par l'université.
L’Association française des fundraisers (AFF) organise, les 11 et 12 février 2009, la IVe Conférence de fundraising pour l’enseignement supérieur et la recherche. À cette occasion, Educpros.fr revient sur la mise en oeuvre opérationnelle du fundraising dans les universités. Après la création des fondations vient l’heure du recrutement des personnels ad hoc, comme l’explique la directrice de l’AFF, Yaële Aferiat.
Dans les universités, les annonces de création de fondation se multiplient. Nous vous proposons de nous arrêter sur les premières qui se mettent en place dans une série d’éclairages à paraître au cours des semaines à venir. Premier arrêt dans la capitale alsacienne où la future université unique est aussi en train de mettre en place une fondation partenariale. Un premier arrêt dicté par l’actualité : le 22 octobre 2008, les statuts de l’Université de Strasbourg (UdS) étaient discutés lors de la deuxième réunion de son assemblée constitutive. Ils n'ont finalement pas été adoptés faute d'un quorum suffisant.
Les finances des universités américaines sont au plus bas. La prestigieuse université d'Harvard prévoit ainsi une diminution de son capital de 30%, soit près de 10 milliards d’euros. Avec elle, l'ensemble des universités américaines est touché de plein fouet par la crise financière et économique. Les frais d’inscription et de scolarité ont enregistré en octobre 2008 une hausse allant de 4,5 à 6,5% par rapport à la rentrée précédente. Endettés pour les deux tiers d'entre eux, les étudiants américains voient s'accumuler les difficultés. Retour sur le paysage complexe de l'enseignement supérieur américain en temps de crise, vu de l'ambassade de France aux Etats-Unis (Washington DC). Un texte signé Pascal Delisle, attaché culturel, et sa collègue Florence Barnier.












Commentaires
rouxel - 13-02-09 20:37
Vive l\'université privée!! Il n\'y a que de la joie, que du bonheur!! c\'est quoi ce site educpros ??? De l\'information, bien sûr
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