En bref
Arts et métiers ParisTech gèle son projet corse
Arts et métiers ParisTech renonce à installer une antenne à Bastia dédiée aux énergies renouvelables, suite à la polémique initiée par l’université de Corte. Celle-ci dénonce dans un communiqué, le 9 juin 2009, un projet « inique et scandaleux », une « gabegie financière ».
Une école d'ingénieurs en projet à l'université de Corte
L’université, qui vient de déposer un projet d’école d’ingénieurs avec une spécialité sur les énergies renouvelables, s’interroge ainsi dans un communiqué : « Pourquoi et quelles sont les motivations réelles concernant la création d’une antenne de l’ENSAM à Bastia dont le coût est de 13,5 millions d’euros et qui est prévue pour 30 étudiants ? Pourquoi faire payer au contribuable une telle somme alors que l’université pourrait parfaitement accueillir cette antenne à Corte, elle qui forme depuis plus de vingt ans, avec succès, des diplômés dans le domaine énergétique ? »
Un mastère spécialisé à Bastia
Du côté d’Arts et métiers ParisTech, c’est l’incompréhension. « Ce projet nous occupe depuis dix ans, souligne Marc le Coq, directeur adjoint de l’école. La ville de Bastia est venue nous chercher, il y a plusieurs années, pour monter un mastère spécialisé sur les énergies renouvelables. Il accueille aujourd’hui 25 étudiants par an. L’idée était de lui adjoindre un département de recherche et de faire venir des élèves ingénieurs. Le ministère nous avait alloué six postes d’enseignants-chercheurs, dont 3 pour la rentrée 2009. »
Pour Arts et métiers ParisTech, « les conditions ne sont plus réunies pour mener à bien le projet sereinement. » Une affaire politique qui dépasse largement les relations que peuvent entretenir les deux établissements.
11.06.09
Aller plus loin
Les initiatives en faveur du développement durable et de la préservation de l'environnement se multiplient sur les campus. Ces derniers pourraient jouer le rôle de « laboratoires de reconversion de l'économie ». Un colloque organisé le 16 janvier 2009 au Sénat par l'association Planet-D et le Refedd a défendu cette idée.
Accords de double diplôme, écoles doctorales ou programmes de recherche conjoints... Les partenariats noués entre universités et écoles se multiplient. Des mariages annoncés comme gagnants-gagnants, mais qui servent avant tout la stratégie de chacun des établissements. Que cachent réellement les dizaines de rapprochements, promus au niveau institutionnel, notamment par le rapport de Christian Philip et au sein des pôles d'enseignement supérieur et de recherche (PRES) ? Retour sur les raisons profondes de ces alliances à la mode, dans notre dossier.









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