En bref
François Fillon s’engage à ne pas supprimer d’emplois d’enseignants-chercheurs en 2010 et 2011
Premières concessions du gouvernement depuis le début de la mobilisation dans les universités. François Fillon s’est engagé à ce « qu’aucune suppression d'emploi d'enseignant-chercheur" ne soit "effectuée en 2010 et 2011 ». Cette annonce fait suite à une réunion avec Valérie Pécresse et la Conférence des présidents d’université (CPU), le 25 février 2009.
Sur le décret statutaire des enseignants-chercheurs, le premier ministre demande qu’il soit réécrit « sur la base des discussions conduites par Valérie Pécresse avec les organisations concernées ».
Concernant la formation des maîtres, il demande « la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme » comprenant des représentants des universités. Au ministre de l’Education nationale Xavier Darcos, le communiqué rappelle qu’il doit « renforcer l’accompagnement des enseignants au début de leur parcours professionnel, en prévoyant un temps de formation complémentaire pendant l’année de stage ».
La piste de la mise à disposition de PRAG du second degré est confirmé pour renforcer notamment l’encadrement des étudiants dans le cadre du plan licence.
25.02.09
Aller plus loin
Directeur de l’Institut d’Études du Travail de l’université Lyon 2, Patrick Rozenblatt est aussi professeur de sociologie, spécialisé sur les mouvements de coordination en France depuis 1986. Il analyse pour Educpros la mobilisation actuelle dans les universités.
A l’appel d’une large coordination syndicale et associative, entre 30 000 et 55 000 enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants ont défilé à Paris et dans une vingtaine de villes de province, le 19 février 2009. Mobilisés depuis le 2 février, ils protestent contre les réformes de Valérie Pécresse. La ministre de l’Enseignement supérieur s’est contentée de confirmer au Sénat qu’elle attendait un nouveau texte réformant le statut des enseignants-chercheurs, de la part de sa médiatrice, dans les semaines à venir. La CPU a déclaré vouloir négocier prioritairement avec la ministre sur l’emploi dans les universités pour trouver une « sortie de crise ».
Le bureau de la Conférence des présidents d'université (CPU) est de nouveau reçu par la ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, ce mardi 3 mars. A l'ordre du jour, la réécriture du décret régissant le statut des enseignants-chercheurs. Lionel Collet, président de la CPU, revient pour Educpros sur la mobilisation des enseignants-chercheurs. Il rappelle que la sortie de crise ne dépend pas que de l’évolution du projet de décret. La question des emplois, la réforme de la formation des enseignants, etc., en sont aussi, selon lui, des facteurs majeurs.










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