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Rentrée scolaire : Xavier Darcos face aux enseignants
Près de 12 millions d’élèves font leur rentrée le 2 septembre 2008. Les enseignants sont eux déjà à l’œuvre, tout comme Xavier Darcos. Après avoir essuyé un mouvement lycéen au printemps dernier, le ministre de l’Education nationale veut faire de 2008-2009 « l’année des enseignants ».
Dans sa conférence de rentrée, le ministre de l’Education nationale a endossé les 11200 suppressions de postes en 2008 qui seraient suivies par 13 500 autres en 2009. « Ce n’est pas parce que l’école est gratuite qu’elle doit être une école à crédit sur les générations suivantes ». Le ton est donné avec une note d’optimisme affiché pour le ministre qui estime que la démographie des élèves joue en sa faveur jusqu’en 2010.
Pour trouver de nouveaux moyens d’enseignement, il veut optimiser notamment les 50 000 postes de remplaçants (équivalents temps plein). A cette fin, il a annoncé la création d’une agence nationale pour le remplacement. A elle de rentabiliser les postes de remplaçants dont 20% sont non utilisés, selon le ministère.
« Travailler plus pour gagner plus »
Le ministre compte donc faire mieux avec moins de fonctionnaires – RGPP (révision générale des politiques publiques) oblige – mais mieux payés, en compensant avec le recours aux heures supplémentaires (20 millions d’euros) et à une série de primes et promotions catégorielles. Xavier Darcos a déclaré mettre 410 millions d’euros « sur la table tout de suite sur une année » pour favoriser ce « travailler plus pour gagner plus » version Education nationale. Les 20 000 nouveaux entrants dans le métier de prof se verront accorder par exemple une prime de 1500 euros.
La rentrée syndicale
Ces mesures serviront-elles à désamorcer la rentrée sociale ? Echauffés par les déclarations de Nicolas Sarkozy d’avant l’été, les syndicats ont calé leur rendez-vous de mobilisation avant la conférence de rentrée du ministre de l’Education, celui-ci qualifiant de « rites » les défilés syndicaux. Une intersyndicale (FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT, FAEN, CGT, FO et Solidaires) a convenu d’une journée d’action le jeudi 11 septembre 2008. Le SNES ne s’engage pour le moment pas frontalement, en n’appelant qu’à des grèves localement.
Lycée et IUFM
Les dossiers de la rentrée ne manqueront pas de donner des motifs de contestation. La réforme du lycée menée au pas de charge doit être bouclée en décembre 2008 avec une nouvelle seconde ouverte dès la rentrée 2009. Du côté des recrutements d’enseignants, le calendrier est aussi très serré puisque les nouveaux concours devraient être ficelés pour 2010. Problème : les programmes des nouveaux concours d’enseignement ne sont toujours pas sortis au ministère alors que les futurs enseignants concernés doivent entrer en master cette année. Une « nuit des IUFM » sur le thème « enseigner est un métier qui s’apprend » sera organisée le 4 septembre 2008 à l’initiative du Snesup-FSU, avant de lancer des états généraux de la formation des enseignants le 4 octobre 2008.
01.09.08
Aller plus loin
A quelques jours de la passation des pouvoirs - le 27 septembre 2008 - entre Florian Lecoultre et sa probable dauphine, Lucie Bousser, le président de l’UNL (Union nationale lycéenne) donne son avis sur la réforme du lycée. Le leader de la mobilisation lycéenne du printemps 2008 veut relancer un mouvement contre les suppressions de postes dans le secondaire à partir de la manifestation prévue le 19 octobre 2008.
Les grandes lignes du budget 2009 et de la programmation triennale (2009-2012) ont été présentées en conseil des ministres le 26 septembre 2008. Elles confirment les 13500 suppressions de postes au ministère de l’Education nationale pour 2009. Premier employeur de fonctionnaires, l’Education nationale paie le plus lourd tribut dans l’ensemble de la fonction publique (- 30 627 postes) avec un départ sur trois non remplacé, contre un sur deux en moyenne. Confirmées également les 900 suppressions de postes dans l’Enseignement supérieur et la recherche mais le ministère est considéré comme une « priorité budgétaire » du gouvernement.
Samedi, le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a invité les 600 délégués à la vie lycéenne à débattre du « projet de réforme » du lycée. La séance plénière, censée restituer leurs observations, fut houleuse (le reste de la journée était à huis clos). Extraits.
Samedi, le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a invité les 600 délégués à la vie lycéenne à débattre du « projet de réforme » du lycée. La séance plénière, censée restituer leurs observations, fut houleuse (le reste de la journée était à huis clos). Extraits.









Commentaires
vivianeM - 02-09-08 08:38
J\'ai regardé dans le détail la réforme des lycées. ma conclusion : c\'est un consensus mou entre tous groupes de pression doctrinaires de l\'enseignement à partir du moment où ils acceptent une baisse des heures de cours. Il a juste été oublié que tous les élèves sont le reflet de l\'incroyable diversité de la nature humaine, et qu\'il existera toujours des enseignements sélectifs post-bac. Nous allons vers la catastrophe .... une désorganisation de l\'enseignement des lycée. Je ne sais pas encore si je vais organiser une campagne d\'information pour empêcher cette irresponsabilité ou je vais surfer sur l\'opportunité d\'organiser des cours privés qui vont être bientôt les seuls moyens de réussir dans les filières sélectives du secondaire.
VivianeM - 02-09-08 08:28
Qu\'est-ce qui justifie le nombre de poste dans les collèges : deux choses le nombre d\'élèves et l\'environnement social-professionnel des établissements. Avec un élève qui refuse les règles de l\'école dans une classe, on peut être à 28, deux ont peut être à 25, trois c\'est ingérable : ill y a forcément une baisse de niveau. L\'énergie pompée à l\'enseignement pour s\'occuper des problèmes de discipline, il ne l\'a pas pour aider les enfants qui sont justes. Au-desssus des limites citées, il y a une baisse de niveau. Oui, d\'autres pays d\'Europe arrivent à de meilleurs résultats avec moins d\'enseignants par élèves. Oui, mais ils ont une autre gestion des élèves perturbateurs par leur refus des règles. Le nombre d\'élèves diminuent, il est possible de calculer le nombre d\'enseignant s nécessaires pour un statu quo en fonction de la cartographie de la France. C\'est sacrifié d\'avenir des élèves de proposer moins sans étudier la problématique de gestion des élèves perturbateurs.
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