En bref
Innovation : une entreprise sur dix fait appel aux labos universitaires
Seules 10 % des entreprises françaises font appel à des universités ou à des organismes publics de recherche pour leurs activités d’innovation, selon une récente étude du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est peu, mais dans la moyenne européenne : les Britanniques, pourtant connus pour leur pragmatisme dans ce domaine, affichent un taux similaire, les interactions se faisant principalement avec les grandes sociétés et dans les secteurs de la haute technologie.
En France, le constat est similaire. Les entreprises ont en priorité recours aux services de leurs clients et fournisseurs, et se tournent dans une moindre mesure vers les acteurs publics de la recherche. Celles qui coopèrent avec un partenaire public s’impliquent plus fortement dans des activités de R&D et sont de taille plus importante. Une vingtaine d’entreprises dépensent, selon Bercy, plus de 100 millions d’euros par an en R&D en France. Sans surprise, ces grands groupes sont plus nombreux à profiter des connaissances issues des universités, des organismes publics de recherche et des sources non marchandes. Ces derniers innovent également de manière plus radicale et recourent plus fréquemment aux instruments de protection des innovations.
Les nouvelles dispositions du crédit d’impôt recherche devraient inciter les autres entreprises à investir, puisque, pour celles qui bénéficieront pour la première fois du dispositif, le taux sera porté à 50 %.
22.04.08
Aller plus loin
L’Institut européen de technologie (IET) commence à prendre forme. Ronan Stéphan, président de l'UTC (Université de technologie de Compiègne), chargé, aux côtés de trois autres personnalités de la recherche européenne, d'étudier l'ensemble des candidatures revient sur les enjeux de ce vaste projet. La liste finale des 18 membres du comité directeur du futur IET (l'institut européen d'innovation et de technologie) est actuellement à l'étude au Parlement européen.
Geni (Grandes Ecoles du Nord Incubation) souffle sa première bougie. Avec cinq écoles fondatrices (Arts et Métiers ParisTech – Centre de Lille, Ecole Centrale de Lille, Ecole des Mines de Douai, ENSAIT et ESC Lille), ce mastodonte de la valorisation réunit trois incubateurs : APUI, CFK et Innotex. Efficace, cette plateforme d’incubation aide les porteurs d’une idée technologique et innovante à faire aboutir leur projet d'entreprise.











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