En bref
Les grandes écoles contre la dissolution de la CTI dans l’AERES
Nouvelle réaction hostile suite à l’absorption annoncée de la CTI dans l’AERES. La CGE (Conférence des grandes écoles) affirme son opposition à ce projet dans un communiqué où elle rappelle son attachement à la place des entreprises dans l’instance historique. Une spécificité qu’elle considère comme la base de la reconnaissance de son accréditation, même au-delà des frontières.
La CGE réaffirme sa volonté de laisser la CTI indépendante de l’AERES tout en collaborant étroitement avec elle sur l’évaluation des activités de recherche et sur celle des masters ainsi que sur leur habilitation. En revanche, l’évaluation et l’habilitation des formations d’ingénieurs relèveraient exclusivement de la CTI. Une vocation que Paul Jacquet, le président de la CDEFI affirmait déjà lorsqu’il indiquait à EducPros : « La CTI doit s’appuyer sur la logistique de l’AERES, tout en conservant tout ce qui forge son identité ».
La CGE remet la question des moyens budgétaires nécessaires au fonctionnement et à la qualité de ses travaux sur le tapis. Elle lance un appel à contributions auprès des branches professionnelles en se disant prête à y participer elle-même.
Sur la forme, Christian Margaria, le président de la CGE s’étonne de ne pas avoir été tenu au courant du contenu de ce document avant la diffusion dans la presse.
17.04.08
Aller plus loin
Après 74 ans d’existence, la CTI (Commission des titres d'ingénieurs) est à un tournant de son histoire. Un audit externe réalisé en vue de l’accréditation européenne de l’ENQA a révélé le manque d’indépendance et de moyens de la Commission, tout en soulignant la qualité de son travail d’habilitation. Une évaluation qui pourrait bien remettre en cause l’adhésion de la CTI à l’ENQA. Dans le même temps, la Commission négocie les modalités de coopération avec l’AERES, l'Agence d’évaluation française. Dans ce contexte, la Cdéfi (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs) soutient fermement la volonté d’indépendance de la CTI et se déclare vigilante sur son évolution. Paul Jacquet, son président, s’en explique.
Explosion des formations en apprentissage, croissance des effectifs, émergence de l’ingénieur-manager. Le paysage des formations d’ingénieurs se transforme. Bernard Remaud, président de la CTI (Commission des titres d’ingénieur), prépare actuellement un rapport moral pour marquer la fin de ses deux années de mandat. Il commente pour Educpros les évolutions actuelles des formations d’ingénieurs.








