En bref
Mobilisation des universités : les IUFM aussi
La semaine sera aussi décisive pour les IUFM. Les universités ont jusqu’au 15 février pour déposer des maquettes de master sur les métiers de l’enseignement. Plusieurs ont déjà fait savoir qu’elles ne les remettraient pas. « Les universités de Paris, dont Paris 4, n'ont pas l'intention de les rendre», a noté l’assemblée générale de l’IUFM de Paris à la Sorbonne le 9 février. Celui-ci est bloqué depuis le 3 février 2009. La grève y a été reconduite jusqu’au 13 février et une nouvelle AG est prévue le 10 février sur le site des Batignolles.
La CDIUFM (Conférence des directeurs d'IUFM) déplore que la réforme de la formation des enseignants soit amalgamée avec d’autres dossiers dans les débats actuels. « On ne pilote plus rien par rapport à la mobilisation massive », indiquait Patrick Baranger, président de la CDIUFM.
Pas de report pour Valérie Pécresse
Celle-ci n'a obtenu aucune modification du calendrier de réforme de la part de Valérie Pécresse venue s’exprimer devant eux le 6 février. Pour la CDIUFM, le report d’un an des maquettes de master doit s’accompagner d’un report également des nouveaux concours. « Mais un concours suivi d'aucune formation professionnelle serait une faute grave », assène Patrick Baranger, qui reconnaît les stages proposées par les ministères de l'Education nationale et l'Enseignement supérieur comme une « avancée ».
Le volume de stages est jugé conséquent mais les IUFM ne savent toujours pas quelle est leur nature : une condition pour fabriquer les maquettes… « Si on doit interrompre le master pendant un mois ou un semesre, ce n’est pas la même chose », s'agace le président de la CDIUFM. Son inquiétude la plus importante : les étudiants souhaitant préparer les concours du CAPE, CPE ou du PLP qui ne pourront pas se retrouver dans les masters disciplinaires, contrairement aux futurs Capétiens.
09.02.09
Aller plus loin
Le mauvais temps n’a pas empêché les enseignants-chercheurs de faire une démonstration de l’ampleur de leur mobilisation contre les réformes du gouvernement. Le défilé parisien a rassemblé entre 17000 (selon la police) et 50000 personnes (selon les organisateurs), le 10 février 2009. Des défilés en province ont finalement été organisés. Selon le Snesup, ils ont rassemblé 7000 manifestants à Lyon, 6000 à Toulouse ou Marseille, 4000 à Montpellier, 3500 à Strasbourg, 2000 à Poitiers par exemple. Les étudiants des filières universitaires, des IUT ou des IUFM ont rejoint en masse les cortèges d’universitaires et de Biatos. Reportage à Paris entre le boulevard Saint-Michel et les Invalides.













