Publicité

Nos blogs Les 500 qui font l'actu du sup L'annuaire des pros
Blogs | Agenda | Documents à télécharger | RSS RSS
Job étudiant, orientation, vie étudiante, logement étudiant : L'Etudiant
Newsletter
Agenda

Accueil

Insertion professionnelle : les universités attendent les indicateurs nationaux

Soixante-cinq universités ont rendu avant la date butoir du 13 février 2009 leur schéma directeur d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants. Depuis la LRU, la mission insertion professionnelle (IP) est redéfinie (elle existait déjà dans la loi de 1984) et des financements doivent suivre. Le ministère a promis d’y consacrer 55 millions d’euros sur cinq ans, inclus dans le plan licence. En 2008, 4,6 millions d’euros ont été alloués, et le double en 2009.

Emplois et financements dégagés pour l’insertion, objectifs fixés au BAIP (bureau d’aide à l’insertion professionnelle), organisation des différentes structures… : ces schémas directeurs doivent permettre au ministère de juger des actions de chaque université. Et de répartir les moyens.

Indicateurs d'IP : l'enjeu du financement à la performance

L'autre enjeu pour les services d'insertion professionnelle est de connaître les indicateurs nationaux d’insertion professionnelle. Des données stratégiques puisqu’elles entreront dans le financement des universités à la performance (20 % des moyens dans le nouveau modèle d’allocations). Un groupe de travail (Céreq, DEPP, CPU) sur les statistiques à produire, piloté par la DGES, doit formuler des propositions sur ces indicateurs en mars-avril.

Les critères retenus ensuite par la ministre pour construire les enquêtes d’IP des diplômés s’imposeront donc à toutes les universités. Une petite révolution puisque jusqu’alors chaque observatoire utilisait ses propres mesures.

L'empilement des structures

Certains dénoncent déjà une « usine à gaz » et une « horreur statistique » à venir comme Pierre Dubois, l’ancien directeur de l’observatoire de Marne-la-Vallée (OFIPE) pour concevoir dans le détail des indicateurs nationaux. Autre problème : aux SCUIO et observatoires se rajoutent souvent les BAIP sans que les structures ne fusionnent. « Il va y avoir un problème de coordination. En plus, avec la pression de la performance, les universités vont devoir mettre en place des services d’aide au pilotage pour produire des statistiques. Et éliminer les diplômes qui ne marchent pas », prévient le sociologue. 

AlmaLaurea, les Italiens donnent l’exemple

En Italie, un consortium universitaire, AlmaLaurea, produit les enquêtes d’insertion professionnelle et de parcours d’études pour 52 établissements de la péninsule sur les quelque 80 au total (10 des 13 universités lombardes n’y participent pas). Des enquêtes par téléphone sous-traitées et des questionnaires à remplir sur Internet par les étudiants permettent de fournir des données d’insertion des diplômés un an, trois ans et cinq ans après leurs études.

Ces indicateurs servent à mesurer la performance des universités sur l’insertion professionnelle : moins de 10% des crédits sont alloués à la performance en Italie. Les élèves du secondaire peuvent aussi comparer les différentes filières entre elles.

Surtout, le site met en ligne 1,2 millions de CV de diplômés que les entreprises nationales ou internationales achètent. Les diplômés remettent à jour leur CV directement en ligne.

Créé en 1994 par l’Observatoire statistique de l'université de Bologne, ce consortium fédère aujourd’hui 70 % des diplômés universitaires italiens, selon son site. Un point faible : l’impasse sur les sorties d’études sans diplôme. Le budget du consortium n’est que de 3 millions d’euros – comparés aux 11 millions d’euros par an prévus en moyenne en France sur l’insertion professionnelle - et il salarie 40 personnes.

Fabienne Guimont

05.03.09

Aller plus loin







Commentaires

  • Joachim - 06-03-09 16:20

    A lire votre article, il n\'y aura plus d\'alternative en France aux grandes écoles professionnalisantes. Et si je souhaite faire des études juste pour me cultiver et apprendre par plaisir sans souci d\'un métier avec d\'excellents-es professeurs-es et chercheurs-euses. Et à la fin de mon cursus, prendre une année sabbatique, voyager avant de me lancer dans la vie active, est-ce que ce sera encore admis, possible demain ? La crise et celles d\'avant nous disent bien que tout sacrifier au monde de l\'entreprise est absurde. Je suis favorable à ce que les universités restent les universités du savoir. Laissons les usines aux polytechniciens et gardons nos spendides universités de l\'esprit et de la recherche intactes du culte de la performance !

  • Matteo Sgarzi, Relations Internationales AlmaLaurea - 06-03-09 14:33

    Bonjour, c’est bien de convenir que parfois l\'Italie peut apporter à la France aussi des modèles positifs .... et nous serions bien contents de représenter un modèle auquel s’inspirer.
    J’aimerai préciser une couple de points au l’encadré ci dessus. AlmaLaurea est déjà présente en Lombardie ou trois Universités sont pleins membres du notre consortium. Le deuxième aspect c’est que les efforts d\'analyse des performances internes aux établissements, réussite sur le marché du travail, pilotage des la reforme de Bologne et y inclus les service pour l’orientation des élèves sont touts fort consacré à la limitation voir fort réduction des sortie d’études sans diplôme, à mon avis on ne peut pas vraiment parler de situation d’impasse. Merci Beaucoup. Matteo Sgarzi, Relations Internationales AlmaLaurea

  • Matteo Sgarzi, Relations Internationales AlmaLaurea - 06-03-09 13:26

    Bonjour, c’est bien de convenir que parfois l\'Italie peut apporter à la France aussi des modèles positifs .... et nous serions bien contents de représenter un modèle auquel s’inspirer.
    J’aimerai préciser une couple de points au l’encadré ci dessus. AlmaLaurea est déjà présente en Lombardie ou trois Universités sont pleins membres du notre consortium. Le deuxième aspect c’est que les efforts d\'analyse des performances internes aux établissements, réussite sur le marché du travail, pilotage des la reforme de Bologne et y inclus les service pour l’orientation des élèves sont touts fort consacré à la limitation voir fort réduction des sortie d’études sans diplôme, à mon avis on ne peut pas vraiment parler de situation d’impasse. Merci Beaucoup. Matteo Sgarzi, Relations Internationales AlmaLaurea

  • Matteo Sgarzi, Relations Internationales AlmaLaurea - 06-03-09 13:25

    Bonjour, c’est bien de convenir que parfois l\'Italie peut apporter à la France aussi des modèles positifs .... et nous serions bien contents de représenter un modèle auquel s’inspirer.
    J’aimerai préciser une couple de points au l’encadré ci dessus. AlmaLaurea est déjà présente en Lombardie ou trois Universités sont pleins membres du notre consortium. Le deuxième aspect c’est que les efforts d\'analyse des performances internes aux établissements, réussite sur le marché du travail, pilotage des la reforme de Bologne et y inclus les service pour l’orientation des élèves sont touts fort consacré à la limitation voir fort réduction des sortie d’études sans diplôme, à mon avis on ne peut pas vraiment parler de situation d’impasse. Merci Beaucoup. Matteo Sgarzi, Relations Internationales AlmaLaurea

Ajouter un commentaire

* - champ obligatoire

*

*

*

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
Si vous ne pouvez lire toutes les lettres ou chiffres, cliquez ici.
*