En bref
Paie des personnels : la CPU réaffirme l’autonomie des universités
Le litige s’appelle SIREN. Un nouvel acronyme de l’Education nationale nommant l’outil de gestion de l’administration centrale qui doit devenir en 2012 l’unique opérateur de paie des personnels de l’enseignement scolaire et du supérieur. Aux établissements de transférer les informations concernant les carrières et rémunérations des agents. Cette centralisation n’est pas du goût de la CPU (Conférence des présidents d’université), alors que l’autonomie vient tout juste d’être octroyée à ses établissements. Sa commission permanente a pris position sur le sujet en indiquant que si le ministère avait bien entendu le droit de connaître les fonctionnaires qu’il rémunère, un aménagement spécifique pour le supérieur devait être trouvé pour respecter la fraîche autonomie des universités. Le logiciel SIREN et son info-centre, qui collectera les données remontant des établissements, servira d’interface avec l’opérateur national de paie de toute la fonction publique, qui doit en 2012 prendre le relais des trésoreries générales pour la paie des personnels.
27.05.08
Aller plus loin
Une photo de groupe des 20 premiers présidents qui conduiront leur université aux compétences élargies au 1er janvier 2009. C’est ce que Valérie Pécresse a voulu immortaliser le 6 novembre 2008 en les réunissant dans son ministère, deux mois avant l’échéance. Les différentes étapes restant à franchir ont aussi été évoquées. Une occasion de conjurer les derniers obstacles qui peuvent se mettre sur le chemin de l’autonomie. Au-delà des paillettes, retour dans les coulisses de ce chantier avec la préparation de la première paye des personnels entièrement imputée sur le budget de ces établissements. Soit au total 1,9 milliard d'euros à gérer pour rémunérer quelque 32 000 emplois. Histoire d’une coordination entre les ministères de l’Enseignement supérieur et Bercy, les Trésoreries générales et les universités.







