En bref
La e-pédagogie à l'université : une nouvelle frontière
L’Amue (Agence de mutualisation des universités et établissements) s’empare du sujet des nouvelles technologies. Son séminaire du 23 octobre 2008 destiné aux enseignants-chercheurs s’intitule"ICE et e-pédagogie : la nouvelle frontière de l'enseignement supérieur ?". De quoi rebondir sur le rapport d'Eric Besson (France numérique 2012, présenté le 20 octobre 2008) et une récente déclaration de la ministre Valérie Pécresse. En ouverture de la conférence-débat « L’université numérique », le 16 octobre 2008 à La Sorbonne, elle déclarait : « Je souhaite que la préparation des outils numériques soit reconnue à part entière comme un acte pédagogique, y compris dans le statut des enseignants-chercheurs ». La refonte du décret de 1984 annoncé à l’occasion des mesures de revalorisation des carrières des enseignants-chercheurs devrait donner l’opportunité d’inclure ces tâches dans leurs activités. La ministre de l’Enseignement supérieur qui veut donner à 100% des étudiants l’usage de 100% des ressources numériques, a aussi annoncé l’ouverture d’un portail national des universités numériques thématiques (UNT) en décembre 2008.
22.10.08
Aller plus loin
Françoise Galland préside la nouvelle association nationale des directeurs de services des technologies de l’information et de l’audiovisuel (ANSTIA*). Cette enseignante de pharmacie cumule les fonctions de chargée de mission TICE à l’université d’Angers, de chef de projet de l’UNR Pays de la Loire et elle est aussi à l’initiative de la nouvelle université thématique de pharmacie. Une position clé qui lui permet d'être une observatrice avertie des enjeux liés aux nouvelles technologies à l’université.
Inabordables pour des établissements d’enseignement supérieur les serious games ? Pas si sûr. Itinéraires de sérieux professeurs fondus de pédagogie : Patrick Prévot, initiateur d’une quinzaine de serious games à l’INSA de Lyon et Jean-François Parmentier, créateur d’un simulateur à l’INP de Toulouse. Loin des effets d’annonces ou de mode. Ces logiciels d’apprentissage fondés sur les ressorts des jeux vidéos ont récemment fait leur entrée dans le vocabulaire de l’enseignement supérieur au plus haut niveau. Reprenant une des propositions du rapport Isaac, Valérie Pécresse souhaite que les universités utilisent ces serious games comme un des outils pédagogiques. Rencontre avec des pionniers.
L’université de Nantes a trouvé un outil d’émulation pour ses enseignants-chercheurs : il s’agit de Madoc, une plateforme pédagogique virtuelle mise en œuvre à la rentrée 2006, en constant développement depuis. Cet dispositif relativement classique de mise en ligne des cours et de formation à distance a été développé de telle manière que les enseignants qui n’y ont pas encore participé se sentiraient presque en reste !
Amphis de médecine bondés, enseignement à distance pour les 240 000 apprenants du CNED, niveaux hétérogènes des étudiants (amplifiés par les passerelles permises dans le LMD)… Comment les universités utilisent-elles les nouvelles technologies pour relever le défi de l’enseignement de masse ? Christophe Batier, responsable recherche et développement de Lyon 1, Serge Ravet, délégué général d’EifEL (Institut européen de E-learning), Laurent Batut, directeur de l’enseignement supérieur du CNED, Marcel Spector, directeur stratégie de l’UMVF (Université médicale virtuelle francophone) et Dominique Hasboun, neurologue et directeur adjoint de TICE-Med à l’UPMC en ont débattu, lors de la conférence sur le e-learning au salon Educatec, le 27 novembre 2008 à Paris.
Exit les cours en amphi en première année de médecine. Grenoble 1 a imposé depuis 2006 une révolution pédagogique en PCEM1 en diffusant 520 heures d'enseignement multimédia sous forme de DVD, « podcastables » (MP3 et MP4) depuis cette rentrée. Le face-à-face avec les enseignants ne disparaît pas pour autant. Il est proposé en groupes plus restreints et les étudiants de troisième année officient comme tuteurs. Au-delà de la réussite technologique et du dépoussiérage pédagogique, ce dispositif a amélioré l’égalité sociale des chances entre les candidats au concours. Les officines privées de préparation au concours ont vu, elles, leurs « parts de marché » baisser.
Comment définir un environnement numérique de travail (ENT) ? Quelles sont les conditions de sa réussite ? Quelles différences entre un ENT dans un lycée et un ENT dans une université ? Un représentant du Scérén-CNDP, le délégué académique TICE-DATICE de l’académie de Clermont-Ferrand, le responsable recherche et développement e-learning de l’université de Lyon 1 et le chargé de mission ENT au conseil régional d’Ile-de-France ont confronté leurs expériences au cours de la conférence organisée par EducPros, jeudi 27 novembre 2008, dans le cadre du salon Educatec. Voici un résumé de cet échange orchestré par notre journaliste Ludivine Coste.











Commentaires
Marc44 - 02-11-08 22:18
>>La refonte du décret de 1984 annoncé à l’occasion des mesures de revalorisation des carrières des enseignants->> chercheurs devrait donner l’opportunité d’inclure ces tâches dans leurs activités
revalorisés ? Vous avez lu le décret qui circule ?
Désolé, ça ressemble un peu du dossier de presse venant directement du ministère...
avec les embrouilles habituelles. La majorité des enseignants-chercheur va voir sa condition déteriorée !
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