En bref
Manifs des lycéens : une rentrée timide à Paris
On reprend les bonnes vieilles habitudes… Mardi 6 mai 2008, lycéens et professeurs, tous rentrés de vacances, ont manifesté dans les rues des grandes villes de France pour protester contre les 8830 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans les collèges et lycées, la réforme du bac pro en trois ans et – nouveauté – la réforme du bac.
Plus en province qu'à Paris
Ils étaient ainsi entre 1900 selon la police et 6000 selon l’UNL (Union nationale lycéenne) à Paris pour proclamer la « priorité à l’Éducation » sous bonne garde policière. Pour comparaison, le 17 avril 2008, lors de la dernière manifestation avant les vacances de printemps, 13000 personnes selon la police et de 40000 à 50000 selon les organisateurs avaient défilé à Paris. Aucun incident n’a été constaté. On recensait également de 1500 à 3000 lycéens à Toulouse, plus d'un millier à Grenoble, 1800 à Rouen, 2500 à Orléans, par exemple.
But du jeu : montrer que la mobilisation est toujours active après la trêve des vacances de printemps. "On est dans la logique d'un tour de chauffe avant le 15 mai" [NDLR : décrétée journée de grève nationale et de manifestations des fonctionnaires et des lycéens], a expliqué Léo Moreau, vice-président de l'UNL. En marge des manifs, des lycées (9 à Paris selon le rectorat) et des routes (comme à Toulouse et Orléans) ou des voies SNCF (Angoulême) ont été bloqués.
06.05.08
Aller plus loin
La manifestation des lycéens du 10 avril 2008 contre les suppressions de postes dans le secondaire a rassemblé entre 19 000 et 40 000 personnes. Un doublement des troupes qui devrait donner plus de poids aux représentants de la FIDL et de l’UNL lors de leur rencontre avec Xavier Darcos, le 11 avril 2008. Les lycéens avaient reçu le soutien d’une dizaine d’organisations d’enseignants, de parents d'élèves et de syndicats étudiants et lycéens. En Ile-de-France, le ministère a relevé 16% de grévistes chez les enseignants.
La manifestation du 8 avril 2008 a rassemblé entre 8500 et 20000 personnes. Xavier Darcos a rencontré les représentants du SE-UNSA le 9 avril. Il verra ceux de la FIDL, de l’UNL et de la FSU le 10 avril, jour de la prochaine manifestation. L’UNEF appelle également à manifester cette fois. Cette mobilisation contre les suppressions de postes dans le secondaire dure maintenant depuis près d’un mois.








